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Un nouveau quinquennat sous le signe de l'emploi
Il y a quelques semaines Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, avançait que "le plein-emploi doit être une réalité pour la France à la fin du prochain quinquennat d'Emmanuel Macron". Aujourd'hui la dynamique de l'emploi semble pourtant s’essouffler dans le secteur privé avec une croissance d'uniquement 0,3 %, entre décembre et fin mars.
Cette croissance légèrement réduite par rapport à celle du dernier trimestre 2021 (+0,6%) s'explique notamment par une économie qui achève d'avoir retrouvé son niveau prépandémique. L'Hexagone a dépassé son niveau d'avant crise concernant l'emploi salarié privé. Ce dernier est aujourd'hui supérieur de 2 % et de plus 389 000 emplois à celui de fin 2019.
En ce début d'année, l'une des principales ombres est le repli non négligeable de l'emploi intérimaire qui diminue 1,4 % au premier trimestre. Ce qui met fin à sept trimestres consécutifs de hausse, tout en maintenant l'emploi intérimaire 4,8 % au-dessus de son niveau d'avant crise.
Le front de l'emploi s'annonce complexe lors du deuxième quinquennat d'Emmanuel Macron. Les équipes du président de la République vont devoir continuer à œuvrer pour permettre d'atteindre le plein-emploi. On pourrait voir dès la fin des législatives les projets de campagne du président réélu prendre forme. Parmi ces derniers figurent des projets de rupture comme rendre "plus stricte" l'assurance chômage lorsque" trop d’emplois sont non pourvus" et "plus généreuse quand le chômage est élevé".
S'ajoute également le plan France 2030 qui doit permettre au pays de se reconstruire un tissu industriel, de miser sur l'innovation et les emplois qualifiés. Si l'enveloppe conséquente allouée à ce projet est prometteuse, la principale interrogation demeure la capacité de la France à générer de la croissance. Si la croissance de l'emploi est faible au premier trimestre, elle reste supérieure à la croissance du PIB de la France qui fut nulle.
Le président expliquait pendant sa campagne que "la croissance retrouvée" avait permis de mettre en place des mesures en faveur de l'emploi. L'incertitude provoquée par le conflit ukrainien risque de rendre cette recherche de croissance plus ardue.
Le président pourra néanmoins voir d'un bon œil la hausse de 0,4 % l'emploi salarié privé hors intérim, au cours du premier trimestre 2022. Une hausse fournie notamment par le secteur de la construction, une hausse de 0,4 % y est enregistrée. De la même façon, une forte progression de 1,2 % est enregistrée dans le tertiaire non marchand. Ces deux secteurs dépassent leurs niveaux d'avant crise de 5,1 % et 3,4 % respectivement.
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