Sur les marchés / Brexit
Sur les marchés
Brexit
L’accord sur le Brexit réjouit les secteurs liés au transport
Si les annonces de la mise au point de vaccins contre le coronavirus ont assurément soulagé les acteurs économiques à travers le monde, un autre cadeau de Noël a également réjouit de nombreuses entreprises européennes. Le 24 décembre, juste avant 15 heures, les négociateurs ont annoncé un accord avec le Royaume-Uni. Ce qui, couplé à la signature du plan de relance américain de près de 900 milliards de dollars, n’a pas manqué de satisfaire les marchés, déjà ravis du début des campagnes de vaccination à travers le monde. Ainsi, le CAC 40 gagnait plus de 1,4 % à 16 heures 45 après avoir fermé jeudi dernier en baisse de 0,10 %, comme s’il attendait de voir si ces bonnes nouvelles se concrétisaient.
Du côté des entreprises, aussi, la nouvelle a été bien accueillie. C’est notamment le cas pour Getlink, qui gère l’Eurotunnel et qui s’est empressé de publier un communiqué de presse : "l’accord conclu entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne sera bénéfique aux personnes et aux entreprises". Il faut dire que ces derniers mois traduisaient la tension qui montait avec les camions qui s’entassaient face à l’incertitude de quotas ou droits de douane en cas de no-deal. Le groupe a d’ailleurs tenu à souligner que "bien qu’intervenant seulement une semaine avant la fin de la période de transition au cours de laquelle le droit de l'Union continuait de s'appliquer au Royaume-Uni, cet accord sera mis en œuvre par Eurotunnel dès le 1er janvier 2021". L'absence de quotas et de droits de douanes, couplée aux campagnes de vaccination, devrait laisser présager d'une année 2021 un peu moins compliqué que l'année 2020.
Chez Airbus, la nouvelle a également été un soulagement. Le président exécutif Guillaume Faury tweetait jeudi "Airbus se félicite de l'accord conclu entre l'UE et le Royaume-Uni. Nous sommes ravis de continuer à travailler avec nos nombreuses parties prenantes dans un esprit de collaboration et de partenariat à long terme".". Il faut dire que le patron d’Airbus avait prévenu dès février qu’en cas de no-deal, des décisions d’investissements seraient revues, notamment au détriment du Royaume-Uni avec lequel il serait beaucoup plus difficile de commercer, ou ne serait-ce que d’acheminer des pièces ou des individus.
Getlink était tout juste dans le positif à 16 heures 45 (+0,07 %) alors que Airbus gagnait 0,37 %.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

