Private Equity / Steve Schwarzman / Rémunérations / Blackstone / CEO
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Steve Schwarzman / Rémunérations / Blackstone / CEO
Le pactole des dirigeants de Blackstone
Alors que Jamie Dimon, le patron de banque américaine le mieux payé de Wall Street, a reçu un peu plus de 30 millions de dollars de rémunération en 2018, Blackstone vient de publier des montants astronomiques reçus par ses plus hauts dirigeants. Ainsi, Steve Schwarzman a reçu plus de 10 fois ce montant en 2019 : selon les informations financières que le groupe a publiées, le CEO a reçu un total de 57 millions de dollars de salaire et autres rémunération variable, et surtout un chèque de 452 millions de dividendes versés en tant qu’actionnaire de sa firme fondée en 1985. Pourtant, avec un total de 509 millions de dollars, le dirigeant enregistre une baisse de 10% de son package total en 2019.
Steve Schwarzman, dont la fortune est estimée à plus de 18 milliards de dollars, est certes actif dans la philanthropie depuis de nombreuses années, avec des dons réguliers au MIT (Massachussets Institue of Technology) et son lycée près de Philadelphie, et a donné 150 millions de livres à l’université d’Oxford l’an passé, soit le plus gros don reçu par celle-ci. Mais il vient de prendre un engagement financier encore plus important : début février, il a rejoint The Giving Pledge, l’initiative lancée par Bill et Melinda Gates et Warren Buffett, et qui consiste à s’engager à reverser la majorité de sa fortune à des associations caritatives. Créée en 2010, ce mouvement incite tous les milliardaires à faire ce geste et a jusqu’à présent reçu 206 signataires de 23 pays, pour un total d’engagement de 500 milliards de dollars. Le fondateur de Facebook Mark Zuckerberg, celui de Tesla Elon Musk ou encore le milliardaire Michael Bloomberg.
Pour revenir aux rémunérations, les lieutenants de Steve Schwarzman ne sont pas en reste : Jonathan Gray, président et COO de la firme et celui qui a mené l’essor du groupe dans l’immobilier, a engrangé un total de 181 millions de dollars. Lors d’une conférence Forbes la semaine dernière, ce dernier a reconnu les risques que font courir les taux bas, à la croissance molle et aux prix élevés, et prêché pour des investissements thématiques dans des zones de croissance comme les sciences de la vie ou les énergies renouvelables. Sur le coronavirus, il a affiché son optimisme sur le long terme, malgré les chocs économiques liés au virus dans certains secteurs. Enfin le vice-chairman, Tony James, a collecté une enveloppe de 112 millions de dollars au titre de 2019.
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