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Evenements / Vivendi / Mediaset / Assemblée générale

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Vivendi / Mediaset / Assemblée générale

Vivendi perd une manche mais pas la guerre

Vendredi, le groupe audiovisuel italien a réussi à faire approuver en assemblée générale sa fusion en holding européenne, MFE, malgré l’opposition de son second actionnaire, Vivendi. Le groupe de Vincent Bolloré ne compte pourtant pas baisser les bras.
Vivendi
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Contrairement à son autre dossier difficile en Italie – Telecom Italia – qui s’est réglé via un compromis, le bras de fer qui oppose Vivendi à Mediaset ne semble pas en passe de résoudre, loin s’en faut. Vendredi, le groupe audiovisuel italien a fait approuver sa fusion en holding européenne, Media for Europe (MFE), par son assemblée générale d’actionnaires. Et ce, malgré l’opposition de Vivendi, son deuxième actionnaire avec près de 30% du capital, dont 19,9% des parts sont logés dans une fiduciaire indépendante Simon Fiduciaria, laquelle a été interdite de vote. "Cette interdiction s’appuie sur une interprétation du droit italien des médias contraire au traité de l’Union européenne", a réagi Vivendi après cette assemblée générale, qui pointe également "l’impasse sur les procédures du droit italien en matière de fusions transfrontalières" et estime que le conseil de Mediaset "met l’entreprise dans une situation de grave incertitude juridique".

Vivendi se retrouve aujourd’hui dans une situation improbable, celle de lutter par tous les moyens contre l’émergence d’un poids lourd européen des médias, MFE, qui était pourtant l’objet initial de son accord avec Mediaset, annoncé en avril 2016. Une opération ambitieuse mais sur laquelle le groupe de Vincent Bolloré était revenu trois mois plus tard, faisant valoir des comptes plus dégradés que prévu chez son partenaire. Depuis, les deux groupes sont à couteaux tirés et pour Vivendi, cette holding européenne, qui sera basée aux Pays-Bas et attribuera trois fois plus de droits de vote à la famille Berlusconi, a pour but de l’évincer purement et simplement de Mediaset.

Si Vivendi a perdu une manche vendredi dernier, il ne compte pas s’avouer vaincu. Le groupe a déjà lancé des procédures judiciaires aux Pays-Bas, en Espagne et en Italie, et a obtenu une suspension de l’opération d’un juge espagnol en septembre dernier, en attendant que l’affaire soit jugée sur le fond. De l’autre côté, la montre tourne pour Mediaset, qui a jusqu’au 4 mars prochain pour finaliser cette holding aux Pays-Bas et doit d’ici là régler de multiples fronts judiciaires.

Les deux camps ont été proches de trouver un accord il y a quelques semaines, qui prévoyait que Mediaset reprenne les 19,9% de Simon Fiduciaria pour trouver un nouvel acquéreur, mais il a capoté. Cette issue conduirait à une perte de 200 millions d’euros pour Vincent Bolloré, par rapport à son coût d’entrée, mais lui permettrait de solder ce dossier épineux. Une chose est sure : les deux acteurs ont intérêt à mettre fin à un conflit qui les empêche de parvenir à leurs fins, et le temps joue en la faveur de Vivendi.

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