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Gucci continue de faire les beaux jours de Kering
Le luxe est décidément Le secteur du moment : après LVMH, c’est au tour de Kering d’annoncer des résultats époustouflants. Les rythmes de progression sont même assez stratosphériques lorsqu’on les compare à d’autres domaines d’activité pourtant solides, comme l’immobilier.
En 2017, le groupe dirigé par François-Henri Pinault a ainsi dégagé un chiffre d'affaires de 15,48 milliards d'euros, en progression de 25% en données publiées et de 27,2% à périmètre et taux de change comparables. Le résultat opérationnel courant bondit de 56,3% à 2,95 milliards d’euros, portant la marge de 15,2 à 19%. Le bénéfice net part du groupe récurrent s'élève à 2 milliards d’euros en progression de… 56,2%.
Dans la division luxe, Gucci affiche, par exemple, une croissance organique de 44,6% tandis que Saint Laurent progresse de 25,3%. Les autres marques sont en hausse de 14,1%. Avec une hausse de 69,1% de son résultat opérationnel courant, rien que Gucci dégage 2,12 milliards sur l'année, soit 73% des résultats de la branche luxe.
Quant à la distribution des actions Puma, opération annoncée il y a quelques jours, elle reste encore soumise au vote des actionnaires lors de l'assemblée générale du 26 avril. Ils devront alors donner leur aval à une distribution exceptionnelle en nature sous la forme d'actions Puma à concurrence de 1 action Puma pour 12 actions Kering détenues. La mise au paiement aura lieu le 16 mai (détachement le 14 mai). A l'issue de cette opération, Kering conservera 15,70% du capital de son ancienne filiale.
Autant d’annonces qui auraient normalement dû donner un beau coup de fouet à l’action Kering. Mais celle-ci est en berne ce jour à la Bourse de Paris, en refluant de près de 2%. Mouvement qui trouve son origine dans deux raisons principales : les annonces faites ce jour étaient largement anticipées par les analystes suivant la valeur. Cela fait déjà un petit moment, en effet, qu’ils ont jaugé le virage stratégique de l’entreprise sur le seul luxe et sa propension à gérer ses actifs annexes. La reprise généralisée de l’économie mondiale est parallèlement un facteur de soutien indéniable pour le domaine de prédilection de Kering qui, comme LVMH, profite au premier plan d’une demande chinoise en très nette reprise. Par ailleurs, il faut bien savoir que Kering a réalisé en 2017 un parcours boursier particulièrement flamboyant, caracolant en tête des plus fortes hausses du CAC 40 avec LVMH. Il est donc normal que certains investisseurs soient tentés de prendre quelques bénéfices. Malgré ce petit accès de faiblesse depuis le début de l’année (l’action se replie de 4,6%), le groupe présente encore une hausse de 62% sur un an, 105% sur 3 ans et 134% sur 5 ans.
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