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Le deuxième fonds FCDE atteint son hard cap à 200 millions d’euros
Malgré les contraintes réglementaires, les institutionnels français ont répondu à l’appel de Consolidation & Développement Gestion, lors de la levée de son deuxième fonds FCDE. Après les 190 millions d’euros levés pour le fonds FCDE I en 2009, le véhicule de deuxième génération a été bouclé à son hard cap à 200 millions d’euros, et a même été sursouscrit de 20 millions d’euros. Après avoir fourni presque la moitié des souscriptions avec 90 millions d’euros lors du premier fonds, Bpifrance abonde à nouveau ce véhicule à hauteur de 70 millions d’euros. Tous français, les souscripteurs du premier millésime ont remis la main au portefeuille à hauteur de 70%, notamment les banques avec BNP Parias et les assureurs avec CNP, Axa, Allianz ou AG2R La Mondiale. Auxquels s’ajoutent le FEI (Fonds Européen d’Investissement), Natixis PE, PactInvest, Malakoff Mederic, Amundi et Swen Capital Partners, née de la fusion d’Ofi AM et Federal Finance Gestion.
Composée de neuf et bientôt onze personnes, la société de gestion a une stratégie encore plus ambitieuse pour ce nouveau véhicule : investir, via une augmentation de capital ou une transmission, en minoritaire ou en majoritaire, jusqu’à 25 millions d’euros dans chaque participation, contre 12 à 13 millions d’euros pour le premier fonds. Pour le reste, la stratégie est la même : identifier des « belles endormies », dont le chiffre d'affaires est compris entre 10 et 300 millions d'euros, positionnées sur un marché en croissance mais dont le développement est bridé par des facteurs de complexité. Et de citer parmi les exemples du premier fonds : SPS, une ancienne filiale de Gemalto reprise en conciliation, où il s’est employé à organiser la sortie de l’actionnaire, redresser le bilan, nommer un nouveau P-dg et signer un partenariat avec l’Imprimerie Nationale, qui a finalement racheté le groupe une fois remis à flot. Ou encore TVN, ex-division de Technicolor, qui était délaissée par sa maison-mère et avait financé ses investissements par du crédit-bail, ce qui l’avait obligé à accumuler des pertes. Et qui a été revendu au fonds EdRIP après réorganisation opérationnelle et renforcement financier.
Les investisseurs ont été motivés par un historique positif lors de la vie du premier fonds, qui peut se targuer de 30% de parts de marché sur les situations spéciales small & midcap. Ce dernier a bouclé 17 investissements en cinq ans et a réalisé 8 sorties, dont cinq fructueuses, qui lui ont déjà rapporté 116 millions d’euros. Alors que le premier fonds a clôturé sa période d’investissement et est en phase de sortie, le deuxième devrait annoncer d’ici la semaine prochaine son premier deal.
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