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Un conseil de grands patrons pour épauler Trump

Sur demande du futur Président, Stephen Schwarzman a formé un conseil économique composé de 16 CEO de grandes sociétés américaines. Mais aucun patron de la Silicon Valley n’en fait partie.
Stephen Schwarzman
Stephen Schwarzman

Les liens de Donald Trump avec Wall Street, secteur qu’il avait honni pendant sa campagne, s’intensifient de jour en jour à mesure que les nominations se succèdent. Vendredi, le futur Président a annoncé avoir demandé à Stephen Schwarzman, fondateur et président du fonds de private equity Blackstone, de composer un conseil économique pour l’assister dans ses futures décisions. Ce dernier a donc dévoilé une liste de 16 CEO de grande envergure, parmi les institutions financières (Jamie Dimon, patron de JP Morgan, ou encore Larry Fink, CEO de BlackRock), les secteurs industriels (Marry Barra, patronne de General Motors, Jim McNerney de Boeing ou encore Ginni Rometty, la CEO d’IBM) mais aussi le retail, avec Doug Mc Million des supermarchés Walmart, et Robert A. Iger des studios Disney. Ce conseil se réunira début février, puis potentiellement tous les mois.

« Mon administration s’est engagée à s’adjoindre l’expertise du secteur privé et restreindre la lourdeur administrative qui empêche nos sociétés de recruter, innover et se développer ici en Amérique », a déclaré Donald Trump dans son communiqué. De son côté, Steve Schwarzman, qui a précisé qu’il ne pouvait pas s’engager à plein temps pour la nouvelle administration, a indiqué qu’il avait lui-même choisi les membres, sans considérer leur parti politique, et que le futur Président les avait tous aimés. En revanche, aucune trace des patrons de la Silicon Valley dans cette liste de VIP, qui selon le patron de Blackstone, étaient trop occupés pour s’engager mais ont précisé être disposés à aider ponctuellement, à l’instar de Bill Gates. La réalité est que le secteur tech des Google, Apple et autres Facebook était un soutien de poids pour Hillary Clinton, et est très opposé à la politique protectionniste du futur Président, notamment en ce qui concerne la limitation de l’immigration (même s’ils auraient aussi beaucoup à gagner du cadeau fiscal sur le rapatriement du cash à l’étranger).

Stephen Schwarzman a profité de cette annonce pour donner son opinion sur l’avenir de la régulation. S’il a jugé que les banques américaines étaient désormais les « meilleures du monde » grâce au Dodd-Frank Act, il a estimé que la régulation avait été un « poids pour l’économie », les banques devaient dorénavant « avoir plus de liberté pour faire plus de prêts » et que le système devait être « réparé ». Enfin, le financier a tenu à défendre Donald Trump dans la gestion de la séparation entre ses affaires et son futur rôle de Président. Pointant que l’homme et ses activités étaient entremêlés, et que déconnecter les deux étaient « non naturels » pour lui, il a plaidé : « cela prendra du temps de régler tout cela » et que le Républicain était « sensible » à cette question. Donald Trump a indiqué qu’il présenterait la nouvelle organisation de sa société, la Trump Organization, mi-décembre mais la création d’un « blind trust » qui serait géré par ses enfants ne répond pas à la problématique de ses conflits d’intérêts selon de nombreux experts.

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