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L'Allemagne confiante pour le présent, réservée pour l'avenir
« La confiance des entrepreneurs est en augmentation », se félicite le Spiegel. L'indice Ifo est à nouveau à la hausse en Allemagne, atteignant 107,7 points pour le mois de mai, contre 10,6 en avril. C'est son plus haut niveau depuis le début de l'année. « Le moral dans les conseils d'administration de l'économie allemande brille de plus en plus. La croissance de l'indice Ifo en mai est beaucoup plus importante que prévue », poursuit le site internet de l'hebdomadaire. Pour le président de l'institut Ifo, Clemens Fuest, « l'économie allemande croît de manière robuste ». Ce qui contribue à rassurer de façon durable les 7.000 dirigeants d'entreprises interrogés dans le cadre de l'étude mensuelle.
Autre nouvelle qui doit leur mettre du baume au cœur : la demande intérieure reste élevée en Allemagne et les exportations continuent de battre leurs records, le tout pour une croissance confirmée à 0,7% pour le premier trimestre 2016.
Cependant, l'indice Zew, publié également cette semaine, se veut moins optimiste. Ce dernier, qui mesure la confiance des investisseurs, est passé de 11,2 en avril à 6,4 en mai. Pour le site N-TV, « la bourse perd son optimisme ». Malgré un PIB à la hausse et des indicateurs au beau fixe, les analystes financiers sont moins optimistes pour l'avenir de l'Allemagne. En cause notamment : la menace d'un Brexit. Celle-ci pèse lourd et inquiète les investisseurs.
La presse allemande s'intéresse également à la crise actuelle en France et à la pénurie de carburant. Le Frankfurter Allgemeine Zeitung s'inquiète des probables répercussions sur... les touristes ! « La grève contre la réforme du marché du travail ne paralyse pas seulement l'économie française. Les touristes étrangers doivent aussi soigneusement planifier leur voyage retour », prévient le quotidien.
Enfin, die Welt estime que le dernier accord passé avec Athènes dans le cadre du sauvetage de la Grèce « va coûter cher à l'Allemagne ». Le quotidien explique : « Le FMI va finalement participer au sauvetage de la Grèce. Est-ce que les pays vont bientôt effacer la dette ? Pour les économistes, une chose est déjà certaine : l'Allemagne a perdu jusqu'à 25 milliards d'euros. Pour le journal, le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble a réussi un « exploit » en trouvant un accord, « étant donné que le FMI a accepté de participer, avec une forte résistance, au plan de sauvetage, sans que les ministres de la zone euro n'aient encore décidé d'alléger la dette ». Mais pour la presse allemande, Schäuble va désormais devoir convaincre dans son propre camp de la pertinence de l'accord...
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