WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

Entreprises / Actions / Actualité des sociétés

Entreprises / Actions
Actualité des sociétés

L'immeuble parisien des ex-AGF tombe dans l'escarcelle d'Alain Taravella

Le fond d'investissement immobilier d'Altarea vient d'acquérir l'immeuble qui abritait les ex AGF devenues Allianz au coeur de Paris. Les salariés doivent le quitter d'ici 15 à 24 mois. D'importants travaux vont être initiés pour une livraison prévue en 2018.
AGF
AGF

Nouvelle opération immobilière emblématique à Paris : l’immeuble de la rue Richelieu ayant toujours abrité les AGF devenues Allianz, vient d’être vendu au fonds levé par Altarea, AltaFund. En tout, ce sont 33.500 m2 de bureaux situés entre l’Opéra et le Palais Brongniart -soit une localisation de premier choix- que ce fonds vient d’acquérir. Ce dernier, doté de 600 millions d’euros avec une capacité d’investissement de 1,2 milliard d’euros et dans lequel Altarea Cogedim est un investisseur important, n’en est pas à sa première opération. Sa cible : des immeubles emblématiques situés dans des emplacements indiscutable et sur lesquels il est prêt à initier des restructurations de grande ampleur.

Ce sera le cas pour l’immeuble d’Allianz puisque dès que les salariés de la compagnie d’assurance seront partis (dans un délais de 15 à 24 mois), les équipes d’Alain Taravella envisagent de réaliser une opération de réhabilitation lourde visant à mettre l’immeuble aux meilleurs standards d’organisation. Ces travaux permettront aussi d’améliorer substantiellement la performance énergétique du bâtiment tout en respectant son architecture d’origine. Le projet de réhabilitation sera confié à Altarea Cogedim Entreprise et à l’agence Wilmotte & Associés pour une livraison prévue en 2018.

Le groupe d’Alain Taravella ne précise pas le coût de cette acquisition. Selon les spécialistes du secteur, vu les prix demandés dans le cœur de Paris (la zone dite QCA), les bureaux offrent actuellement un rendement de 4,25% lorsqu’ils sont loués. Rendement plus serré que dans la première ou seconde couronne parisienne (respectivement 5,9% et 6,2%), mais moins aléatoire, les taux de vacance étant moins importants dans le QCA de Paris qu’en périphérie et plus particulièrement que dans le croissant ouest de l’Ile de France. Selon les prospections de BNP Paribas Real Estate, le niveau des transactions immobilières dans les bureaux devrait d’ailleurs atteindre les 22 milliards d’euros cette année à comparer à 19 milliards en 2013 et 17,8 milliards l’année précédente. Il faut remonter à 2007 pour trouver un meilleur score. Cette année là, les transactions dans ce domaine avaient totalisé 31 milliards d’euros. Et de fait, les immeubles de première qualité et respectant toutes les nouvelles normes d’économies énergétiques n’ont pas de mal à trouver preneur actuellement. De même que les produits du type de l’immeuble des AGF. A savoir un actif de seconde main idéalement situé et sur lequel d’importants travaux de rénovations s’imposent. Ce deuxième aspect impose en effet, une réduction de prix intéressante pour les acquéreurs.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article