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Klepierre n'a pas dit son dernier mot pour emporter Hammerson
Comme on pouvait s’y attendre, Klepierre n’a pas lâché prise vis-à-vis du Britannique Hammerson, son homologue dans les centres commerciaux, qu’il verrait bien tomber dans son escarcelle. Après une vaine première tentative il y a un peu moins d’un mois, le Français est effectivement revenu avec une proposition améliorée lundi dernier auprès du board de l’entreprise cotée à Londres. En lieu et place de 615 pence par action, il offre dorénavant 635 pence valorisant l’acquisition 5,8 milliards d’euros.
Nouvelle proposition qu’Hammerson a une nouvelle fois refusé ce matin. Avec toutefois un notable changement de ton par rapport au premier refus. Là où le groupe britannique ne voyait aucun intérêt stratégique dans ce rapprochement, il met maintenant en avant le fait que cette nouvelle proposition n’offre qu’une amélioration de 3% par rapport à la précédente. Et d’insister sur la sous-valorisation de ce projet au regard des riches actifs de la société, tout en recommandant à ses actionnaires de ne surtout pas bouger !
Ce qui en dit long sur les réflexions que ne doivent pas manquer de faire au board les nombreux actionnaires d’Hammerson, au vu d’un cours de Bourse bien malmené ces dernières années. A tel point d’ailleurs que la foncière affichait une décote de 45% par rapport à son ANR (actif net réévalué) juste avant la première offre de Klepierre. Etait notamment remise en cause la récente orientation du Britannique en phase de rapprochement avec un homologue local, Intu.
Il est donc clair que le conseil d’Hammerson doit maintenant trouver les bons arguments pour légitimer sa position. Et qu’une nouvelle amélioration de la part de Klepierre pourrait bel et bien pousser les dirigeants de la foncière britannique à déposer les armes sous peine de mécontenter une large part de ses actionnaires. Le suspense ne va pas durer longtemps puisque c’est lundi que Klepierre doit officiellement soit lancer une OPA soit se retirer du dossier, selon les règles en vigueur en Grande-Bretagne. Et s’il se retire, il ne pourra pas revenir avant six mois.
Pour Klepierre, il ne fait aucun doute qu’en cas de victoire, cette emplette lui offrirait une magnifique opportunité de diversification géographique et de positionnement. Même si la note finale risque d’être relativement salée, Klepierre s’arrogerait d’un coup un magnifique portefeuille d’actifs au lieu d’organiser des acquisitions au compte-goutte, très chronophages et finalement assez onéreuses.
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