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PME-ETI : et les champions de la croissance sont...
CroissancePlus et PME Finance viennent de présenter pour la 2ème année consécutive le palmarès 2015 des champions de la croissance. Ce bilan, réalisé en partenariat avec la Fédération française des clubs d’investissement (F2IC) et le soutien d’Amundi Asset management, met en lumière 40 PME et ETI éligibles au PEA-PME, qui ont eu la plus forte croissance en Bourse ces trois dernières années. L’occasion, pour ces promoteurs des petites et moyennes valeurs, de mettre en avant leur capacité à délivrer de la performance. Le champion toutes catégories (de chiffre d’affaires) s’appelle Global Eco Power qui, comme on peut le supposer, est spécialisé dans la production d'électricité à partir d'énergies renouvelables. Avec un chiffre d’affaires annuel de 30 millions d’euros il présente un taux de croissance moyen de 74,5%. Dans la catégorie des plus de 500 millions de chiffre d’affaires, c’est Exel Industries, avec un taux de croissance de 22,5% qui l’emporte. Dans celle des entreprises réalisant entre 100 et 500 millions d’euros de CA, la médaille d’or revient à Ymagis, spécialisée dans les technologies numériques pour l'industrie du cinéma, avec un taux de croissance de 49%. Et enfin, dans celle dont le CA est compris entre 50 et 100 millions d’euros, on retrouve Aures (spécialisée dans l'importation et la commercialisation de terminaux et d'équipements informatiques) sur la première marche du podium avec un gain de 41,8%.
De quoi rassurer sur le potentiel de ce segment de la cote, si certains en doutaient encore. D’autant que les performances des autres membres de ce futur CAC 40 ne sont pas en reste : +42,8% pour ITS Group, +37,8% pour Moulinvest, +33,5% pour A2micile ou +17,5% pour Le Noble Age, pour n’en citer que quelques uns. « Pour Amundi qui participe au développement de 18 des PME-ETI lauréates de ce Futur40, ces sociétés représentent l'espoir et la relève du CAC40. L’enjeu de leur financement est donc primordial », lance Stanislas Cuny, responsable des investissements dans le non-coté chez Amundi PEF.
L’avenir n’est pourtant pas complètement rose pour les valeurs moyennes cotées comme pour les jeunes entreprises. Les récentes statistiques disponibles concernant le PEA-PME sont là pour en témoigner. A ce jour, l’encours de cette enveloppe créée en mars 2014 ne dépasse pas 350 millions d’euros quand ses initiateurs en attendaient plusieurs milliards. Ce n’est pourtant pas faute de mobiliser acteurs de la finance et politiques. Dernière initiative en date, les nouveaux amendements proposés par le sénateur de l'Aube, Philippe Adnot afin, notamment, de permettre un transfert sans fiscalité de fonds monétaires dormants vers un PEA-PME. De même propose-t-il de créer un crédit d’impôt numérique pour aider les petites et moyennes entreprises à prendre le virage de la révolution numérique.
Les dirigeants de CroissancePlus et PME Finance sont également à la manœuvre pour mettre sur pied un nouveau véhicule susceptible de booster le non-coté. Le principe de ce « compte épargne entrepreneurs » serait simple : il permettrait de procéder à des investissements dans des sociétés éligibles et de bénéficier à la sortie d’avantages fiscaux (aussi bien au niveau de l’ISF que de l’IR).
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