WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

Entreprises / Actions / Actualité des sociétés

Entreprises / Actions
Actualité des sociétés

Le rachat de Rémy Cointreau n'est pas d'actualité

Le porte-parole du groupe de spiritueux indique à WanSquare que cette rumeur récurrente n'a pas de réalité. Le groupe s'attelle plutôt à trouver son nouveau directeur général, susceptible de donner un nouvel élan commercial.
Remy Cointreau
Remy Cointreau

Le groupe de spiritueux Rémy Cointreau est à l’honneur aujourd'hui. A l’ouverture de la Bourse, son action a bondi de plus de 10% pour évoluer en hausse de 4 à 6% tout au long de la journée. A l’origine de ce brusque mouvement : une rumeur, celle du rachat de l’entreprise par son homologue américain Brown-Forman, plus spécialement tourné vers le vin et le whisky. Selon certaines sources, l’américain aurait effectivement mandaté une banque pour préparer une offre sur la firme française, dans l’optique de s’adjoindre une nouvelle corde à son arc dans le domaine des cognacs. Chez Rémy Cointreau, on indique que cette rumeur n’est pas fondée et qu’une telle opération n’est pas d’actualité. Cette information circule régulièrement les deux groupes, se connaissant bien et ayant la même structure actionnariale familiale. La firme française, rappelons-le, est détenue majoritairement par les familles fondatrices Hériard-Dubreuil et Cointreau, qui en contrôlent 67% des droits de vote. Toute tentative inamicale est donc totalement exclue.


Selon le porte-parole de la société de spiritueux, cette rumeur est relancée en raison du récent rachat de l’américain Beam par le géant du whisky et de la bière japonais Suntory, opération à 16 milliards de dollars qui a valorisé la cible 20,5 fois son Ebitda pour une moyenne sectorielle de 12 fois. Depuis lors, les analyses se plaisent à échafauder nombre de scénarios permettant à d’autres géants des spiritueux de grossir. Mais les Hériard-Dubreuil ne sont manifestement pas pressés de se rapprocher d’un de leurs homologues. « Plus que d'un nouveau tour de table, c'est avant tout d'un nouvel élan commercial dont le groupe a besoin », estime ainsi un analyste de BNP Paribas. De fait, même si le groupe fait face à un environnement commercial particulièrement dégradé, et plus particulièrement en Chine, sa situation financière saine lui permet de se donner du temps pour redresser la barre.


Compte tenu de la chute du titre de plus de 30% au cours des 12 derniers mois, la période actuelle n'est pas forcément la plus propice à une sortie des actionnaires historiques.  Au 30 septembre, le groupe affichait un endettement net de 304,6 millions d'euros, pour des capitaux propres de près de 1,1 milliard d'euros. La dette financière nette équivalait à environ 1 fois l'excédent brut d'exploitation dégagé par le groupe au cours de son exercice 2012-2013.   

Le plus pressé, pour l’heure, est de trouver la perle rare pour remplacer Frédéric Pflanz, le directeur général parti précipitamment en janvier dernier. Les recherches sont toujours en cours et la direction de Rémy Cointreau cherche manifestement un spécialiste du secteur mais aussi quelqu’un capable de réduire, sans affaiblir le groupe, le poids du cognac aujourd’hui trop largement présent dans la constitution des résultats.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article