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Private Equity / Private equity / Gestion d'actifs

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Private equity / Gestion d'actifs

L’impact investment toujours très timide en France

Plusieurs sociétés de gestion dédiées se sont regroupées au sein du Club Afic Impact. Ce dernier organisait une conférence hier pour dresser le premier bilan de ces 5 ans de collaboration, mais surtout pour poser des questions de fond sur ce type d'investissement.
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Hier soir se tenait la première conférence Afic Impact après 5 ans de dur labeur et de mobilisation de la profession autour de l’investissement d’impact. Et ce que l’on peut dire, c’est qu’on est bien loin des actions menées outre-Manche et outre-Atlantique dans ce type d’investissement. En effet, l’Afic en partenariat avec Swen a comptabilisé 1,26 milliard d’euros sous gestion dédiés à l’investissement d’impact à travers les 15 sociétés de gestion qui participent au Club Afic Impact. Loin derrière les 114 milliards de dollars sous gestion enregistrés par les 209 membres du Global Impact Investing Network à travers le monde. Mais saluons l’initiative et comme le mentionne Mathieu Cornieti, président du Club Afic Impact « c’est une véritable accélération dans ce segment, car lorsque l’on a créé le club il y a 5 ans, nous n’avions que 200 millions d’euros sous gestion ». Certes, c’est une nette progression, mais beaucoup de travail reste à faire, à commencer par fédérer la profession de la gestion d’actif et du capital investissement autour de ce nouveau type d’investissement.

C’est ce à quoi le club s’est attelé depuis le Club Afic Impact, qui regroupe aujourd’hui plusieurs sociétés de gestion, à la fois des gérants traditionnels qui mettent une dose d’impact dans leurs investissements, comme par exemple Mandarine Gestion via son FCPR Mandarine Capital Solidaire ou encore son fonds solidaire dédié à l’économie sociale et solidaire. Mais ce club accueille aussi des pures players, comme Impact Partenaires qui accompagne les entreprises générant des impacts sociaux importants, axés sur la réinsertion, le handicap ou encore l’apprentissage. Et pour mieux les fédérer, tous ces acteurs ont signé une charte qui présente les approches diverses et les trois engagements pris par ces gérants : un double objectif de performance financière et d’impact ; un engagement actif auprès des entrepreneurs pour maximiser l’impact et une mesure de l’impact des investissements.

Des sujets présentés hier, sans grand débat, ce qui montre bien que cette approche, qui s’appuie notamment sur les critères RSE, en est à ses balbutiements, tant du côté des professionnels que des investisseurs présents dans la salle. Car le plus difficile reste à faire : convaincre les investisseurs d’aller dans des fonds dédiés à des entreprises ayant pour objectif un impact social et sociétal et donc d’intérêt général avec une performance moindre que ce à quoi ils sont habitués. « Toute la problématique est en effet de savoir si les investisseurs sont prêts à payer autant de frais de gestion pour au final obtenir un TRI moindre », s’interrogeait ainsi hier les intervenants de différents membres du Club Afic impact. Car tous l’admettent, quelle que soit la taille de l’investissement, il nécessite du temps en amont pour sourcer les bons deals, mais aussi après l’investissement pour accompagner l’entrepreneur dans la réalisation de son impact. Aussi le temps et la recherche d’impact viennent grignoter la performance qui sera redistribuée aux investisseurs du fonds. Autre question posée, la mesure de l’impact doit-elle faire l’objet ou non d’une standardisation des méthodes ? Une question là encore en suspens. Autant d’interrogations qui devraient être débattues lors d’une seconde conférence Afic Impact, ces prochains mois.

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