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CroissancePlus et PME Finance s'unissent pour muscler leur poids auprès des politiques

Les deux associations se rapprochent pour faire entendre, d'une voix, les préoccupations des PME. La prochaine campagne présidentielle s'annonce comme une très belle fenêtre de tir pour elles. 
CroissancePLus
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Les PME françaises trouvent aujourd’hui un nouvel allié plus puissant qu’hier : L'association patronale CroissancePlus et le think tank PME Finance ont décidé de se rapprocher dans le but de promouvoir l’internationalisation, l’innovation et le financement des petites et moyennes entreprises. Et comptent sur la future campagne présidentielle pour répandre ces idées auprès de l’ensemble des politiques.

PME Finance devient le think tank de CroissancePlus, spécialisé sur les questions de financement des entreprises, les deux associations appelant « les entrepreneurs à se mobiliser et à définir les idées pragmatiques qui nourriront le débat ». Un « espace d'échanges innovant » sera ainsi mis en place dès le début 2016 pour permettre une réflexion en commun avec d'autres réseaux d'entreprises.

"Financer une entreprise, c'est lui donner les moyens d'innover, de croître à l'international et de transformer son modèle économique pour s'adapter à la révolution numérique. Le rapprochement avec CroissancePlus nous donne les moyens de formuler une réforme globale du financement des PME", lance Jean Rognetta, président de PME Finance qui devient délégué général de CroissancePlus en remplacement de Florence Depret, partie cet été après avoir passé 6 ans au sein de l’association. Céline Garrisson, son adjointe, dévient elle aussi déléguée générale, mais en charge des questions de gestion et des finances. Jean Rognetta s’occupera plus particulièrement d’aller « colporter la bonne parole » auprès des personnalités politiques.

"Les start-up françaises doivent se transformer rapidement en ‘scale-up’, des entreprises de croissance capables de devenir des leaders mondiaux dans leur secteur. Un des leviers pour y arriver est bien évidemment un écosystème de financement favorable", estime aussi Stanislas de Bentzmann, président de CroissancePlus.

Ce rapprochement est très symbolique. D’abord parce qu’il réunit deux groupes aux conceptions politiques différentes, et qu’il traduit ainsi une volonté commune de pousser les PME, véritable poumon de l’économie française, mais aussi de rassembler toutes les forces entrepreneuriales autour d’un ensemble de réformes ambitieuses. « Compte tenu de la campagne présidentielle qui s’annonce, nous sommes clairement dans une fenêtre de tir et nous voulons la saisir pour faire entendre nos idées et nos projets de réforme », assure Stanislas de Bentzmann. A elles deux, les associations comptent 12 membres permanents et 500 membres actifs.

C’est dans ce contexte de fortes attentes des PME que Pemberton vient justement de se lancer à l’assaut des investisseurs et de faire venir Geoffroi de Saint Chamas, comme nous l’écrivions ce matin. La structure vient de réaliser le premier closing d’un fonds de dette d’environ 500 millions d’euros auprès d’investisseurs institutionnels de renom (dont le britannique Legal & General mais aussi des assureurs), l’objectif étant d’aller jusqu’au milliard à terme. Le fonds a déjà réalisé ses premiers investissements en Grande Bretagne et en Allemagne. Initiative quelque peu similaire à celle des fonds Nova et Novo lancés par la Caisse des dépôts et qui vise à financer des sociétés ne parvenant pas à séduire leurs banquiers habituels. Cette forme de désintermédiation trouve de plus en plus d’adeptes et du côté des investisseurs institutionnels et de celui des entreprises, soucieuses de pousser leurs feux à l’international ou sur de nouveaux marchés.

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