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Casino mise sur l'Italie
Pas de vacances chez Casino qui continue plus que jamais à redessiner sa présence à l’international. Après être récemment sorti du Vietnam et de la Thaïlande afin, surtout, de récupérer du cash et se désendetter, voici le distributeur français en train de tisser sa toile en Italie. Pour se faire, il vient de trouver un accord avec un homologue italien, CRAI, avec lequel il envisage de développer l’enseigne Leader Price. L’opération transite par la société Geimex qui accordera les contrats de franchise, les premières ouvertures de magasins étant prévues dans le courant du premier semestre 2017. Rappelons que Casino ne détenait que 50% de Gemeix avant d’en obtenir 100% en mai dernier à la faveur d’une paix des braves signée entre le distributeur et la famille Baud, au terme de plusieurs années d’âpres disputes et rebondissements judiciaires.
« Ce projet marque la poursuite de la stratégie de développement à l'international du concept Leader Price sur des marchés porteurs pour le discount, en s'appuyant sur le savoir-faire d'un acteur local indépendant », explique le groupe de distribution. De quoi doper l’activité hors des frontières françaises, l’Hexagone demeurant toujours aussi compliqué à gérer comme on a pu le voir dans le détail des résultats semestriels parus vendredi. Si le résultat opérationnel courant de la France est en nette amélioration sur la première moitié de l’année à 85 millions d’euros contre une perte de 53 millions un an plus tôt, le directeur financier, Antoine Giscard d’Estaing a indiqué qu'une "petite déviation" était possible sur la croissance des ventes françaises en 2016, par rapport à l'objectif de +1,5%, mais qu'elle serait compensée au niveau du résultat par une amélioration des marges liées à la réduction des coûts. Il a d’ailleurs confirmé l’objectif de 500 millions d’euros du ROC pour 2016 en France.
Cette « petite déviation » est-elle restée sur l’estomac des investisseurs ? Toujours est-il que le titre est très sévèrement attaqué depuis plusieurs jours. A telle enseigne qu’il se replie de 12% depuis jeudi dernier, cassant même aujourd’hui la barre des 45 euros. Loin toutefois des 34 euros atteints au plus bas en janvier lors des turbulences liées aux déclarations du fonds américain Muddy Waters. Depuis lors, les investisseurs et analystes sont, certes, restés sur la défensive vis-à-vis du titre qui réagit à l’extrême lors de ses différentes publications financières. L’action du groupe dirigé par Jean-Charles Naouri reste toutefois dans le vert par rapport au 1er janvier avec un gain de 6,3%.
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