Professions financières / Corporate finance / Private equity
Professions financières
Corporate finance / Private equity
Siparex fête ses 40 ans dans la sérénité
Cela fait un bail que Siparex est dans le paysage du capital investissement français. Pour être précis, cela fait 40 ans que la société a été créé. Presque une éternité dans ce secteur, notamment en France. Après 40 ans d’indépendance, avec le soutien des investisseurs qui remettent au pot régulièrement et une proximité avec les entrepreneurs, l’entreprise a appris à s’adapter aux changements de cycles liés au métier qui est le sien. Car Siparex n’intervient historiquement que dans le capital développement des PME et ETI. Mais dernièrement, la société s’est ancrée au capital d’Xange Capital, détenue auparavant par La Banque Postale et spécialisé dans l’innovation puis s’est lancée dans le financement mezzanine. Sans compter que l’entreprise, partie de Lyon dispose aujourd’hui d’une présence dans plusieurs villes françaises, de bureaux en Europe du Sud (Italie et Espagne) et de partenariats avec l’Afrique du Nord (Tunisie notamment) et bientôt au Canada. Résultat aujourd’hui, Siparex gère pas moins de 1,6 milliard d’euros et a investi dans 1000 entreprises depuis sa création. Et la société de capital investissement ne souhaite pas s’arrêter là, puisqu’elle compte atteindre 2 milliards d’euros sous gestion à l'horizon 2020, tout en continuant à s’appuyer sur ses acquis.
Avant cette échéance, Siparex devra faire face à un environnement toujours aussi volatil avec des points de vigilance identifiés comme le poids croissant de Solvency II dans l’allocation des assureurs, les évolutions politiques en Europe et aux Etats-Unis et la remontée progressive des taux d’intérêt. Un environnement qui, malgré tout, ne devrait pas freiner Siparex dans ses projets de levées de fonds ni d'investissements. En effet, la société, qui a levé pas moins de 900 millions d’euros sur les cinq dernières années, est en cours de levée sur Siparex ETI 4 avec un objectif de 250 à 300 millions d’euros d'ici à la fin d'année, un premier closing fin 2016 à 200 millions laissant espérer le haut de la fourchette. A noter que près de 80% des investisseurs des anciens fonds ont réinvesti près de deux fois leurs apports, 70% étant des institutionnels et 30% des family offices. L’objectif de ce fonds est de mettre des tickets de 10 à 30 millions d’euros dans des entreprises en situation de développement ou de transmission. Par ailleurs, Xange Capital compte lever son troisième fonds, Xange Capital 3 dont le premier closing à 60 millions d’euros devrait être atteint dans le trimestre avec un objectif de 100 millions. Là encore, le fonds ne visera pas de cible particulière en dehors de ses secteurs de prédilection que sont le digital consumer, le big data et la fintech. Les investisseurs seront là aussi des fidèles, dont La Banque Postale.
Coté activités, l’entreprise n’est pas en reste puisque sur les 5 dernières années près de 600 millions d’euros ont été investis et 665 millions ont été cédés. Le mid market et les small caps restent les plus actifs avec une hausse des investissements entre 2015 et 2016 de 33%. Coté cessions, la même tendance se dégagent dans les segments mid et small cap. La partie innovation, avec Xange est loin d’être en reste, les frenchtechs étant très attractives pour les investisseurs. Preuve en est l’évolution du deal flow de cette activité, passé de moins de 1000 dossiers par an il y 5 ans à plus de 1500 l’an dernier. Au final, sur 2016, ce sont 4 nouveaux dossiers et une quinzaine de refinancements qui ont été réalisés totalisant 24 millions d’euros.
Au final, même si de l’avis de Bertrand Rambaud, président de Siparex « il faut se souvenir que c’est un métier très cyclique, et nous sommes probablement en haut de cycle en ce qui concerne les prix pratiqués. Mais nous avons su montrer notre capacité à nous adapter face à ces différents cycles ». Ce qui est sur, c’est que Siparex a démontré que l’expérience et une équipe stables sont probablement les clés de la longévité dans ce métier.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

