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éducation financière, rue de la Paix; Merrill Lynch; Neoma

Feuilleton de l'été / Saxo Bank / Saxo Banque / Finance de marché / Andrea Tueni

Feuilleton de l'été
Saxo Bank / Saxo Banque / Finance de marché / Andrea Tueni

exclusif Série d’été - ces jeunes leaders qui construisent la France de demain / Andrea Tueni, responsable des activités de marchés chez Saxo Banque

EXCLUSIF. Très vite, Andrea Tueni est tombé dans la marmite de la finance de marché, dès un premier stage lors de ses années de classe préparatoire il va être convaincu quant à là où il veut aller. Après avoir étoffé son bagage technique il va rentrer chez Saxo Banque, une maison dont la renommée n’était pas celle d’aujourd’hui et où l’esprit entrepreneurial qu’il va y découvrir contribue à ce que son aventure n’y soit pas terminée près de quinze ans plus tard.
Andrea Tueni, responsable des activités de marchés chez Saxo Banque. DR
Andrea Tueni, responsable des activités de marchés chez Saxo Banque. DR

Un challenger qui n’en est plus vraiment un. Lorsqu’on est accueilli par Andrea Tueni, responsable des activités de marchés chez Saxo Banque, dans les bureaux parisiens de Saxo Banque, on aperçoit au détour d’un couloir les cadres de vélo témoignant d’une époque où le partenariat du groupe danois dans le cyclisme était le principal vecteur de notoriété. L’époque des Andy Shleck et Alberto Contador est aujourd’hui révolue et la filiale a fait son trou en France.

Désormais on n’évoque plus au responsable des activités de marchés chez Saxo Banque les maillots jaunes ou à poids de juillet mais plutôt les efforts qu’il déploie pour contribuer à l’éducation financière dans l’Hexagone tout en développant l’activité de Saxo Banque sur la scène française. C’est d’un air convaincu que ce pur produit maison nous montre les équipes à l’œuvre dans l’open space et de voir qu’au fil des années la culture d’entreprise est restée la même. Au cours de la discussion, il nous explique une des singularités de Saxo Banque et ce depuis des années ; il y a "un attachement à ce que la culture financière soit supérieure au seul produit qu’a en charge un employé, je vous mets au défi d’aller questionner un collaborateur et de le prendre en défaut sur évolutions récentes macroéconomique ou encore sur l’or". Lorsqu’il échange avec certains de ses proches, il constate que les fonctions sont beaucoup plus cloisonnées ailleurs et que quelqu’un qui va travailler sur les taux et les devises verra son horizon bien plus souvent restreint.
 

Tous les chemins

 

L’ancien étudiant en classe préparatoire aurait pourtant bien pu ne jamais disposer de son bureau rue de la Paix, il choisit en effet de rejoindre une école de commerce avec une idée assez claire de vouloir travailler dans la finance de marché. Une conviction forgée au cours de son premier stage, il se retrouve en effet en Banque privée chez Merrill Lynch et "n’a pas tout de suite une idée du métier que je voulais exercer mais j’ai tout de suite eu cet intérêt intellectuel à décortiquer les chiffres et les évolutions du marché. Mon truc à moi à l’époque était d’analyser les publications dès leur sortie, j’avais les yeux rivés sur le terminal Bloomberg à 14 h 30 en attendant les données américaines ".

Il faudra pourtant attendre quelque peu avant de pouvoir assouvir cette soif de compréhension de la connexion entre l’économie réelle et les marchés, l’arrivée en école de commerce sera une surprise pour Andrea Tueni. Il découvre à Neoma "qu’on y fait de tout de la compta au marketing en passant par le droit. Je suis parvenu à suivre des cours sur les produits financiers et développer mes compétences cependant c’est surtout mon mémoire qui a été une porte d’entrée. Aujourd’hui on parle beaucoup d’ESG, à l’époque c’était plutôt le mot ISR qui était en vogue et j’ai pu faire des rencontres intéressantes par ce biais". Les expériences s’accumulent également avec quelques mois passés en gestion de fortune chez BNP Paribas puis près d’un an chez Edmond de Rotschild.

Une époque dont il garde un souvenir agréable et se rappelle que "conjuguer les aspects techniques et ceux de sales me plaisait beaucoup. Il fallait avoir une vraie réflexion sur les besoins des clients et toute cette mécanique était plutôt intéressante. J’avais alors des journées bien remplies qui commençaient tôt et ne terminaient pas à point d’heure". Une constante chez Andrea Tueni, qui savoure aujourd’hui "d’arriver à concilier un univers professionnel où les marchés ne nous laissent que peu de répit avec la vie de famille qui a accueilli l’an passé un nouveau membre".

 

Connexion

 

Il faut dire qu’au fil des années ce polyglotte a toujours "ce besoin de rester connecté au marché" et ce malgré le chemin parcouru chez Saxo Banque. Depuis ses débuts comme Sales trader, où il se remémore les premiers pas de la démocratisation de l’accès au marché des devises, à aujourd’hui, il retrace l’itinéraire "d’années de croissances à deux chiffres où les équipes se sont considérablement étoffées". Les compétences d’Andrea Tueni s’étendent aussi lorsqu’il va prendre en charge la relation client de plus d’une centaine de gros comptes chaque mois.

Il ne se sent pas pour autant cantonner à cette tâche et découvre "l’existence d’un véritable esprit entrepreneurial chez Saxo, il y a une vraie incitation à la prise d’initiative. Si demain je vais voir mon CEO et que je lui soumets un projet il ne va pas hésiter à me dire d’y aller à fond. C’est stimulant et c’est comme ça comme ça que j’ai pu acquérir une connaissance fine des marchés de matières premières au-delà des seules dérivés actions ou encore du Forex qui était mon champ de compétences".

Une confiance qu’on lui accordera notamment lorsque quelque temps après avoir pris la tête de son desk, il connaîtra ses premiers plateaux à la fin des années 2010. Un exercice auquel se prête volontiers le responsable des activités de marchés tant il accorde de l’importance à la transmission, il confie à Wansquare que c’est "crucial de pouvoir donner l’accès à l’information au grand public. Surtout en France où il y a un vrai sujet d’éducation financière, je me rends d’ailleurs parfois compte que dans le monde de finance parfois les cordonniers sont les plus mal chaussés".

 

Rendre

 

Une logique qu’il veut aussi appliquer chez ses équipes où il attache une grande importance " à prendre le temps de leur faire confiance, de ne pas hésiter à leur déléguer et bien entendu de leur transmettre ce que j’ai reçu". Andrea Tueni considère qu’il y a un cercle vertueux issu de la liberté existante chez Saxo Banque, voyant une "plus-value pour tout le monde lorsqu’un collaborateur s’exprime dans les médias, l’expertise du groupe y transparaît et les plateformes sur lesquelles on intervient disposent d’un contenu de qualité ".

Il nous fait part de la volonté qui est la sienne "de parler à encore plus de monde, aujourd’hui l’ambition n’est pas de toucher uniquement les gens qui font de la Bourse. On est pour autant très content d’avoir la capacité d’être en quelque sorte un Bloomberg accessible à tous et pas uniquement aux professionnels des salles de marchés, on est capable de parler à ceux qui ont déjà une gestion tout comme à ceux qui sont des bons pères de famille". Autant de défis à surmonter pour lesquels il peut s’appuyer sur une compagne rencontrée chez Saxo Banque, aujourd’hui partie pour d’autres cieux, avec laquelle ils se comprennent aisément et considère "qu’il est beaucoup plus simple de comprendre les contraintes de l’autre lorsqu’on y est confronté également. On n’hésite pas à se coacher ou à s’aider ".

 

ADN

 

Des responsabilités de père de famille qui ne devraient pas le voir lever le pied auprès de ses équipes. Andrea Tueni ne se voit pas arrêter de partager ses connaissances tant "c’est quelque chose de naturel et il y a une vraie gratification à transmettre. La capacité qu’on a à se réjouir de nos succès n’est sans doute pas étrangère à un turn-over relativement faible avec des employés qui restent 7 à 8 ans en moyenne chez nous. C’est un vrai succès de notre management et je suis fier de constater qu’une grande partie de mon équipe est là depuis plus de cinq ans".

Lorsqu’on discute de l’horizon dans lequel se projette ce vétéran de chez Saxo Banque, impossible pour ce dernier de ne pas évoquer "cette envie dans un coin de ma tête de goûter à l’entrepreneuriat ". On comprend également qu’il a encore bien des combats à mener chez la succursale du géant danois. Avant de nous quitter il nous martèle "qu’il n’y a aucune limite à ce qu’on peut distribuer. L’essentiel c’est que plus on parlera d’épargne et de Bourse plus on fera disparaître les préjugés à ce sujet ".

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