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Macro-économie / Taux

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Donald Trump persiste et signe sur l’acier et l’aluminium / Les droits de douane doublés à 50% depuis ce matin

Le président des Etats-Unis a mis en œuvre son annonce de samedi dernier, en signant un décret portant à 50 %, contre 25 % jusqu’ici, les droits de douane affectant les importations d’acier et d’aluminium (hors Royaume-Uni). Cette décision entre en application alors que les négociations vont bon train sur les barrières tarifaires.
Donald Trump, président des Etats-Unis - Celal Gunes / ANADOLU / Anadolu via AFP
Donald Trump, président des Etats-Unis - Celal Gunes / ANADOLU / Anadolu via AFP

Donald Trump joint le geste à la parole. Après l’avoir évoqué en fin de semaine dernière, le président des Etats-Unis a signé le décret instaurant un doublement des droits de douane affectant les importations d’acier et d’aluminium (hors Royaume-Uni dont le taux reste à 25 %). Ils atteignent depuis ce matin 50 %.

"Même si les droits de douane imposés jusqu’ici ont apporté un soutien essentiel aux prix sur le marché américain, ils n’ont pas permis à ces industries de développer et de maintenir un taux d’utilisation des capacités de production qui soit suffisant pour leur pérennité et au regard des besoins de la défense nationale", peut-on lire dans le décret. La Maison Blanche met en avant le fait que le taux d’utilisation des capacités de production de l’industrie de l'acier est passé de 80 % en 2021 à 75,3 % en 2023. En ce qui concerne l’aluminium, il s’établissait à 55 % en 2023, contre 61 % en 2019.

Pour mémoire, environ un quart de l’acier utilisé aux États-Unis est importé, principalement en provenance des pays voisins, le Mexique et le Canada. C’est la même proportion pour l’aluminium, la grande majorité provenant du Canada, qui a exporté 3,2 millions de tonnes de ce métal vers les États-Unis l’année dernière.

Hasard du calendrier ou non, ce nouveau durcissement de la politique commerciale américaine se produit tandis que le représentant de la Maison-Blanche au Commerce (USTR), Jamieson Greer, doit rencontrer le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, en marge d’une réunion de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), qui doit s’achever mercredi. En outre, une réunion des représentants au Commerce du G7 (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) a aussi lieu dans le cadre de la représentation canadienne de l’OCDE.

Enfin, dans onze jours, un sommet du G7 se tiendra à Kananaskis, dans les Rocheuses canadiennes. Rappelons que la fin de la pause de 90 jours, annoncée une semaine après la mise en place des droits de douane "réciproques" est prévue pour le 9 juillet.

"La meilleure option c’est asseyez-vous, passez un accord et tout le monde s’en portera mieux", a lancé hier, Alvaro Pereira, chef économiste de l’OCDE. "Les Etats-Unis seront le pays qui connaîtra les effets les plus importants non seulement en matière de croissance mais aussi d’inflation", a ajouté l’économiste en chef. "Toute cette incertitude a un effet sur la confiance des consommateurs aux Etats-Unis et sur la confiance des entreprises. D’où notre moins grand optimisme", a-t-il ajouté. L’institution a révisé nettement à la baisse sa prévision de croissance pour l’Oncle Sam. Elle est passée de 2,2 % à 1,6 %.

Notamment du fait des droits de douane, l’OCDE juge que la croissance mondiale devrait s’afficher à 2,9 % en 2025 et en 2026, contre une précédente prévision de croissance de 3,1 % en 2025 et 3 % en 2026.

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