Macro-économie / Taux / Banque de France / risques / nature
Macro-économie / Taux
Banque de France / risques / nature
Nouvelle initiative de la Banque de France sur les questions climatiques / L'institution veut mieux quantifier les risques liés à la nature
On n’arrête plus la Banque de France. Très largement active sur les questions liées au climat, assurant notamment depuis plusieurs années le secrétariat du réseau pour le verdissement du système financier (NGFS), elle se lance dans une nouvelle aventure aux côtés de plusieurs partenaires. Elle vient en effet d’annoncer qu’elle allait s’associer avec les laboratoires du CREST, de Polytechnique, du CIRED, de PSE (i-MIP), ainsi que la Fondation pour la recherche sur la biodiversité et ce au sein d’un consortium de modélisation macroéconomique sur les risques liés à la nature.
Une annonce qui fixe clairement le cap pour cette alliance, il s’agit de "renforcer les capacités de modélisation des acteurs académiques et des institutions économiques françaises ", afin d’observer l’impact de la dégradation du capital naturel sur l’activité économique et la stabilité financière et réciproquement les conséquences de l’économie sur cette perte en capital. Un travail qu’on peut imaginer utile pour étudier la capacité du système financier à faire face à une perte en capital associée à ce risque.
Proactif
Ce lancement a été commenté par Agnès Bénassy-Quéré, seconde sous-gouverneur de la Banque de France, laquelle a argué qu’au vu du "contexte international actuel, nous, Français et Européens, devons maintenir l’ambition face à des risques environnementaux scientifiquement avérés et dont les impacts économiques sont significatifs". Elle ne fait d’ailleurs pas de mystère des applications possibles d’une meilleure modélisation ; elle servira à la fois les analyses macroéconomiques de l’institution dirigée par François Villeroy de Galhau et surtout sera utilisée à des fins de politique économique.
Les acteurs hexagonaux de ce consortium vont effet concentrer leurs travaux de modélisation sur la France, et ce à la fois "en intégrant à la fois les risques affectant directement son territoire" et tout en tenant compte des "risques importés, liés aux chaînes d’approvisionnement mondiales et aux interdépendances avec ses partenaires commerciaux et voisins". Un choix qui fait écho à la situation internationale très largement compliquée sur le plan du commerce depuis l’arrivée de Donald Trump.
Ajouter
Sans surprise il est également annoncé qu’il sera fait usage des travaux déjà effectué par le NGFS. Un organe dans lequel la Banque de France s’investit de longue date et ne manque pas régulièrement de relayer les travaux. Les équipes de François Villeroy de Galhau ont également mis en exergue le risque systémique conséquent associé à la disparition des écosystèmes naturels depuis plusieurs années. Le danger d’une propagation au reste de l’économie est bien réel et ce d’autant plus que la littérature et la recherche à ce sujet sont ténues.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

