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Axa alerte sur le risque de fragmentation / Les gouvernements seraient insuffisamment preparés
De nouvelles solutions pour se prémunir contre les nouveaux risques. La douzième édition du Future Risks Report, élaboré par AXA et Ipsos, voit tant les quelque 3595 experts du risque interrogés que les 23 000 répondants s’accorder – à respectivement 89 % et 72 % - pour considérer que le secteur de l’assurance jouera un rôle décisif dans la gestion des différents risques émergents. Le danger numéro un étant pour l’heure à chercher du côté du changement climatique, ce dernier étant placé à ce rang tant par les experts que par le grand public.
La sensation d’une vulnérabilité face au changement climatique est plus que présente dans le quotidien des experts – à 66 % - et du grand public – 75 %. On comprend mieux la confiance placée dans l’assurance au vu du faible crédit accordé aux pouvoirs publics sur cette question ; ce sont uniquement 12 % des experts et 32 % du grand public qui les considèrent bien préparés sur ce plan-là. Ce qui est le niveau le plus faible en douze éditions du rapport.
Continuité
Une cinquième année à être couronnée par les experts n’empêche pas le changement climatique de voir d’autres risques dans son rétroviseur. On y aperçoit l’instabilité géopolitique en deuxième place, la cybersécurité complétant le podium et enfin les tensions sociales obtenir la médaille en chocolat. Autant de risques qui ont réduit l’écart avec le risque roi, les équipes d’AXA et d’Ipsos expliquant qu’en Europe, "le climat est dépassé par l’instabilité géopolitique ; en Afrique, par la cybersécurité".
Rien d’inéluctable pour autant avec près de 86 % des experts et 84 % de la population générale qui "affirment que les risques les plus inquiétants pourraient être partiellement évités grâce à des mesures de prévention". La conviction d’appartenir à un pays fragmenté demeurant quant à elle pour le moins élevée ; avec près de 59 % des citoyens dans cet état d’esprit et allant jusqu’à juger qu’il est en proie à des fractures sociales profondes. Une proportion qui monte jusqu’à 77 % en France et à 65 % aux États-Unis.
S’accorder
Pour autant ces défis sont loin d’être insurmontables à en écouter Thomas Buberl, le directeur général du Groupe AXA, ce dernier expliquant que "les assureurs ont une responsabilité : être des architectes de résilience, en combinant expertise, innovation et solidarité". Une conviction qui lui fait affirmer que "la fragmentation n’est pas une fatalité, mais le reflet d’un monde où les risques s’entremêlent sans réponse à la hauteur de l’enjeu". L'ensemble des acteurs ne semblent pas, pour l'heure, pleinement alignés entre eux avec 77 % des experts qui considèrent qu’il faut des solutions globales et un rapport qui explique que pour l’heure "les États privilégient des réponses spécifiques, risque par risque".
Il s’avère également que parmi les dix principaux risques du classement, seulement "six sont partagés à la fois par les experts et le grand public, soit moins que les années précédentes". Notamment en ce qui concerne les enjeux environnementaux autres que le changement climatique, "les experts craignent davantage les risques liés à la perte des ressources naturelles et de biodiversité (6e position) et les risques énergétiques (8e position), tandis que le grand public s’inquiète plutôt de la pollution (9e rang)".
Les risques liés à l’évolution démographique arrivent pour la première fois dans le top 10 des experts et ce en dernière position. Le système de santé de leur pays inquiète tant les experts que le grand public qui sont respectivement 74 % et 71 % à estimer qu’il va s’effondrer dans les dix ans à venir. Population vieillissante ou baisse du taux de fécondité en sont en cause.
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