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Macro-économie / Taux / RTE / électricité / France

Macro-économie / Taux
RTE / électricité / France

La France aura alimenté l’Europe en électricité en 2024 / La production tricolore a connu une belle année

Ni plus ni moins que 89 TWh, c’est le montant record des exports nets d’électricité français à destination de ses voisins en 2024. Une situation permise tant par des exports vers de nombreux voisins que par une demande tricolore en la matière loin d’être au beau fixe.
Installation de RTE. Photo by Ed JONES / AFP
Installation de RTE. Photo by Ed JONES / AFP

Vingt-deux ans plus tard l’Hexagone bat son record d’exportation nette d’électricité. C’est Thomas Veyrenc, directeur du pôle Stratégie, Prospective et Évaluation chez RTE, qui a confirmé cette semaine cet exercice exceptionnel en communiquant sur ses réseaux sociaux le chiffre des quelque 89 TWh (Térawattheures). Toutes les géographies sont à la fête tout comme tous les types d’électricité.

Il a en effet confirmé que " la France a exporté vers toutes les frontières : Allemagne-Belgique (+ 27,2 TWh), Italie (+ 22,3 TWh) Royaume-Uni (+ 21 TWh), Suisse (+ 16,7 TWh), dans une moindre mesure Espagne (+ 2,8 TWh)". L’occasion également de se réjouir pour le membre de l’État-major de RTE d’avoir " la confirmation du rétablissement du niveau de production d’électricité en France. Il avait stagné dans les années 2000, puis baissé depuis 2015".

 

Retour en forme

 

Alors que le président de la République Emmanuel Macron s’est échiné pendant de longs mois à défendre la pertinence du nucléaire, tant dans le mix énergétique français que dans l’optique de la transition climatique, voici que le nucléaire a connu une belle année 2024. Un cru durant lequel il a été accompagné d’une production hydraulique "exceptionnelle", d’après Thomas Veyrenc, et du "développement continu de l’éolien et du solaire, [qui] conduit désormais à retrouver des niveaux de production de l’ordre de 500 TWh ". Les chiffres définitifs pour l’année 2024 seront communiqués le mois prochain et permettront d’analyser plus finement ce rebond.

Le cadre de chez RTE se réjouit de constater que la France "dispose d’une électricité bas-carbone abondante " et des avantages que cela implique pour le Vieux continent. Il juge en effet que cet atout peut servir tant à la décarbonation de l’économie française qu’européenne. L’exporter permet d’éviter toute perte et de faire rentrer de précieuses recettes dans l’Hexagone.

 

Vitesse

 

Thomas Veyrenc en convient pourtant lui-même : ce flux conséquent à l’export est aussi une conséquence d’une consommation d’électricité française qui n’explose pas. Pour l’heure il considère que "les transferts d’usage des énergies fossiles vers l’électricité ne sont pas enclenchés au niveau requis pour décarboner en profondeur".

Pourtant, c’est bien du fait de faibles coûts variables que d’autres pays européens font le choix d’importer notre électricité plutôt que d’augmenter leur production ou d’importer depuis d’autres pays. Une hausse prochaine de la demande nationale ne devrait donc pas avoir de difficulté à être satisfaite.

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