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Start-up / Private Equity / Carlyle / Theramex / PAI PARTNERS / CVC

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Theramex passe de PAI et Carlyle à Cinven / Troisième LBO pour le spécialiste de la santé féminine

Après avoir plus que doublé son Ebitda sous PAI Partners et Carlyle, le laboratoire consacré à la santé féminine trouve en Cinven un nouvel actionnaire pour poursuivre son expansion internationale et enrichir son portefeuille de traitements.
04/11/2026 - 16:30
Philipp Meyer retrouve Theramex chez Cinven. © Cinven
Philipp Meyer retrouve Theramex chez Cinven. © Cinven

En mars 2022, Philipp Meyer participait, pour Carlyle, au rachat de Theramex à CVC. Quatre ans et demi plus tard, c’est au nom de Cinven, qu’il a rejoint comme associé en février 2025 après dix-huit ans chez Carlyle, qu’il commente le rachat du même laboratoire. Le fonds britannique a annoncé mardi être parvenu à un accord pour acquérir le spécialiste de la santé féminine auprès de PAI Partners et de Carlyle. Aucune des parties n’a dévoilé les conditions financières de l’opération. Celle-ci valoriserait toutefois Theramex autour de 2,6 milliards d’euros, selon le Financial Times. Un montant à rapprocher de celui de l’acquisition de 2022, que Cinven chiffrait lui-même à 1,2 milliard de livres, soit environ 1,4 milliard d’euros au cours de l’époque. La finalisation de la transaction, soumise aux autorisations réglementaires habituelles, est attendue au premier semestre 2027.


Les droits pharmaceutiques, moteur de croissance


Sous l’actionnariat de PAI et Carlyle, l’Ebitda de Theramex a plus que doublé, selon les vendeurs, qui ne publient pas de chiffre absolu. PAI et Carlyle attribuent cette progression au lancement de nouveaux traitements, à des acquisitions et à des accords de licence, trois leviers qui tiennent à la nature même du laboratoire. Theramex ne fabrique pas ses médicaments : il acquiert des droits sur des produits, prend en charge les démarches réglementaires et négocie leur remboursement, puis les commercialise par ses propres équipes dans 17 marchés directs et par des partenaires ailleurs, soit plus de 80 pays. Né en 2018 de la reprise par CVC d’actifs cédés par Teva, le laboratoire couvre la ménopause, l’ostéoporose, la contraception, la fertilité et désormais la santé utérine. En 2023, il a ainsi repris auprès de Viatris les droits en Europe hors Royaume-Uni de Femoston et Duphaston, deux traitements hormonaux de la ménopause. « Theramex a connu une transformation importante au cours des quatre dernières années et est désormais une entreprise internationale plus solide et plus diversifiée », résument Sébastien Veil et Benoît Bousquié, associés de PAI.

Les vendeurs et Theramex étaient conseillés par Morgan Stanley et Goldman Sachs, ainsi que par Latham & Watkins et Linklaters. Freshfields accompagnait Cinven.


Cinven mise sur les besoins encore mal couverts


Avec Philipp Meyer, Cinven retrouve un dossier familier. Son équipe santé suivait Theramex « depuis de nombreuses années », et Cinven a déjà accompagné aux côtés de Bain Capital le laboratoire allemand Stada, spécialiste des génériques et de l’automédication, dont la cession majoritaire à CapVest a été annoncée en 2025. « Theramex associe une position de leader dans la santé féminine à un modèle commercial résilient et à une stratégie de croissance claire et crédible », justifie Philipp Meyer. « La santé féminine est un domaine vaste et en croissance, qui a historiquement été mal servi », souligne pour sa part Pontus Pettersson, responsable de l’équipe santé de Cinven, la société de gestion pointant le nombre de patientes encore non diagnostiquées ou non traitées, en particulier dans la ménopause et l’ostéoporose.

Cinven entend poursuivre l’élargissement du portefeuille et l’expansion internationale. Le fonds prévoit de renforcer la présence de Theramex dans ses pays actuels, de l’implanter dans de nouvelles zones et de multiplier les accords de licence. Le plus récent remonte à octobre : Theramex a alors signé avec le chinois Asieris un accord de licence exclusif, soumis à conditions, sur Cevira, notamment pour l’Europe. Ce traitement non chirurgical des lésions précancéreuses du col de l’utérus est approuvé en Chine mais pas encore en Europe. L’accord prévoit un paiement initial de 15 millions de dollars, soumis à conditions, pour une valeur totale potentielle supérieure à 250 millions de dollars. Le soutien de Cinven doit « nous aider à accélérer notre croissance en Europe et à l’international », affirme Robert Stewart, directeur général de Theramex, qui dit partager avec le nouvel actionnaire l’ambition de devenir « le leader mondial de la santé féminine ».

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