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Nvidia poursuit ses investissements dans des start-ups françaises / Doctolib, Pigment, Entalpic et Genesis AI vont en bénéficier

Lors d’un passage dans la capitale française, le patron du géant des puces pour l’intelligence artificielle, Jensen Huang, a annoncé quatre nouveaux investissements dans la French Tech. Il ne s’agit pas des premiers que le groupe réalise dans l’écosystème. Il a par ailleurs pris d’autres engagements en Europe.
Jensen Huang, fondateur et dirigeant de Nvidia, lors d'une conférence à Paris. Crédits : NVIDIA
Jensen Huang, fondateur et dirigeant de Nvidia, lors d'une conférence à Paris. Crédits : NVIDIA

Les start-ups françaises continuent d’attirer l’attention de Nvidia. De passage à Paris à l’occasion d’une tournée européenne, qui se soldera par l’évènement « NVIDIA GTC » à Berlin, le patron et fondateur du géant des puces pour l’intelligence artificielle (IA), Jensen Huang, a dévoilé mardi soir une série d’investissements dans de jeunes entreprises innovantes françaises : Doctolib (santé), Entalpic (IA appliquée à la découverte de nouveaux matériaux industriels), Genesis AI (robotique) et Pigment (planification financière). Il ne s’agit pas de la première fois que Nvidia choisit de miser sur des acteurs de la French Tech. Le groupe est notamment un investisseur de Mistral, d’Alice & Bob, de Gradium ou de Scintil Photonics. En septembre, il a aussi annoncé le rachat de la start-up franco-américaine Hugging Face, pour près de 13 milliards de dollars.

Le montant de ces investissements n’a pas été précisé. « Ces start-ups innovent pour relever les défis liés à la santé, à la découverte de matériaux, à l’IA physique et à la planification d’entreprise », indique seulement l’entreprise la mieux valorisée du monde, évaluant à date à 10 milliards de dollars (8,9 milliards d’euros) ses engagements dans l’écosystème technologique européen. En parallèle, Nvidia a par ailleurs annoncé un engagement de 250 millions de dollars sur cinq ans, au Royaume-Uni, dans le domaine de la puissance de calcul afin de renforcer la recherche britannique, via des partenaires cloud.

 

Participation minoritaire

 

Du côté français, la licorne Doctolib, connue pour ses outils numériques de consultation médicale, a fait savoir que cette participation était minoritaire. Le groupe ne siégera également pas à son conseil d’administration. Utilisant les technologies de Nvidia depuis un an, elle précise que cet investissement lui permettra de recruter de « nouveaux talents en intelligence artificielle et d’accélérer le développement de ses solutions IA », mais aussi d’avoir accès aux experts du groupe, qui l’épauleront dans l’entraînement de ses modèles en Europe.

Fournissant aux soignants une suite tout-en-un d’agents d’IA, elle a également conçu, en plus d’un assistant de consultation, des assistants d’IA pour les soulager de certaines tâches administratives et travaille de concert avec les soignants sur des assistants d’aide à la décision clinique. Pour les patients, Doctolib veut étoffer son application d’un assistant d’IA personnel, qui pourra répondre à leurs questions de santé ou les guider dans les étapes de leurs parcours de soins. Il est déjà utilisé par 400 000 Français et sera disponible pour tous ses utilisateurs l’année prochaine. Développant ses propres modèles d’IA, elle veut accélérer leur construction dans les prochains mois, basée sur des modèles ouverts et investir davantage dans les infrastructures européennes qui les font fonctionner. « Comme depuis sa création, Doctolib héberge toutes ses données de santé en Europe, sous son seul contrôle. C’est également le cas de ses modèles d’IA », précise aussi Doctolib.

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