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Macro-économie / Taux / Union européenne / drapeau

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Union européenne / drapeau

Cette Europe qui attire de plus en plus d’investisseurs / La France n’y est pas étrangère

L’image d’un Vieux continent en train de perdre pied dans le jeu économique mondial est quelque peu écornée par pas moins de 1 200 dirigeants. Lesquels affirment à hauteur de 81 % - dans un sondage réalisé par Deutsche Bank - que l’Europe occupe aujourd’hui un rôle plus important dans leurs décisions d’investissement qu’il y a 3 ans. De quoi propulser l’Europe comme la région la plus attractive pour leur entreprise.

Un pouvoir d’attraction qui ne s’étiole pas, bien au contraire. Souvent pointée du doigt pour le déclin de sa productivité ou bien encore pour la fuite de son épargne vers les Etats-Unis, voici que l’Europe semble avoir fait plus que garder la cote auprès des investisseurs. C'est ce qu'indique la lecture du Global Sentiment Survey on Europe 2026 de Deutsche Bank. En effet, 35 % des répondants considèrent actuellement l’Europe telle la région la plus attractive pour leur entreprise, nettement devant les autres géographies à commencer par l’Asie-Pacifique hors Chine -24 % - ainsi que l’Amérique du Nord - 19 %.

Il ne s’agit pas uniquement d’un capital d’attractivité qui s’éroderait au fil des années, c’est même l’inverse puisque près de 81 % des répondants considèrent que « l’Europe joue aujourd’hui un rôle plus important dans leurs décisions d’investissement qu’il y a trois ans. » Ce sont uniquement 3 % des 1 200 répondants qui expliquent que cette importance est aujourd’hui moindre. Une dynamique à laquelle la France est loin d’être étrangère, l’Hexagone n’est aujourd’hui devancé que par l’Allemagne comme destination privilégiée au sein de l’Union européenne.

 

Plébiscite

 

Les pays européens intéressent aussi bien les 61 % des répondants dont les entreprises sont présentes sur le continent et qui « prévoient d’y développer leurs activités au cours des cinq prochaines années », que les 33 % dont l’employeur n’est pas implanté sur le continent mais prévoient ou envisagent d’y entrer sur la même période. Seules 6 % sont déjà présentes sans projet d’expansion. Uniquement 6 % des répondants rapportent ne pas avoir à l’esprit de projet d’expansion.

La France tire quant à elle son épingle du jeu tout particulièrement auprès des entreprises installées sur le continent américain. Celles situées en Amérique du Nord classent la France en tête des pays européens parmi lesquels elles ont prévu d’investir ou bien de se développer prochainement. Même son de cloche pour les responsables d’entreprises au Brésil. Emmanuel Duclos, président de Deutsche Bank France, considère que cette bonne image de la France tient à ses « atouts considérables : qualité des talents, excellence scientifique, infrastructures performantes, profondeur du marché et capacité d’innovation. » Le bon classement relaté précédemment est exposé telle la confirmation que l’Hexagone « est identifié comme l’un des points d’entrée majeurs vers le marché européen et comme une destination porteuse pour le développement international des entreprises. »

 

Inchangé

 

Cependant, cette bonne image n’est pas le signe pour autant d’une transformation du Vieux continent, lequel voit uniquement 19 % des entreprises présentes déclarer y produire ou y fabriquer. Tandis qu’elles sont 73 % à y vendre des biens ou des services. Un décalage considéré comme soulignant « le potentiel encore disponible pour développer les investissements productifs sur le continent.»  D’autant plus que nombre d’acteurs lorgnent sur le pouvoir d’achat des Européens, 99% des répondants le « considèrent comme un marché de consommation important pour leur croissance au cours des trois à cinq prochaines années. »

Reste, d’une part, à savoir ce qui pourrait pousser les entreprises n’ayant pas le souhait de s’implanter en Europe à franchir le pas et, d'autre part, à s’attaquer aux nombreux obstacles qui limitent l’attractivité européenne. Dans pas moins de quatre domaines, les pays européens obtiennent moins de 50 % d’évaluations positives relativement aux autres régions du monde ; il s’agit de la compétitivité du coût du travail - 42 % - l’environnement fiscal et les dispositifs d’incitation - 44 % - la compétitivité du coût de l’énergie - 47 % - ainsi que la rapidité des procédures d’autorisation - 47 %. Le président de Deutsche Bank France exhorte à mettre l’accent sur la réduction de la fragmentation en Europe. Trancher ce nœud gordien permettrait d’exploiter pleinement l’attrait en termes de croissance et d’innovation du continent.

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