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Macro-économie / Taux
Union européenne / élargissement
Union européenne : l’élargissement de 2004 aurait été profitable à tous / Sans lui, le niveau de vie des Etats membres historiques aurait été nettement plus faible
En rejoignant l’Union européenne (UE) en 2004, Chypre, la République tchèque, l’Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, Malte, la Pologne, la République slovaque et la Slovénie auraient fait un choix économique payant. Et les Etats membres historiques en seraient également ressortis gagnants. C’est ce que révèlent des travaux du Fonds monétaire international (FMI).
Alors que de nouvelles discussions sur l’adhésion à l’UE sont en cours, le FMI a souhaité examiner dans quelle mesure l’élargissement précédent a profité aux nouveaux membres et à l’ensemble de l’Union. A date, les candidats à l’adhésion, à différents stades du processus, sont l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Kosovo, le Monténégro, la Macédoine du Nord, la Serbie, la Géorgie, la République de Moldavie, l’Ukraine et la Turquie.
Le Produit intérieur brut (PIB) par tête, proxy du niveau de vie, des pays ayant intégré l’UE en 2004 se situait, en 2019, près d’un tiers au-dessus du niveau qui aurait été le sien sans l’entrée dans l’UE, selon les calculs de Robert Beyer, Claire Li, Giacomo Magistretti, Gohar Minasyan et Iglika Vassileva, économistes du FMI. Pour ce qui concerne les Etats membres historiques, le gain serait de l’ordre de 10 % par rapport au scénario contrefactuel.
Les facteurs à l’origine de ces gains chez les nouveaux membres sont triples. “Premièrement, le groupe de 2004 a bénéficié, avant son adhésion à l’UE, de réformes économiques plus complètes que celles mises en œuvre dans d’autres régions comparables, notamment en ce qui concerne la libéralisation du commerce, du secteur financier et des marchés de produits”, expliquent ces travaux. En outre, “des financements supplémentaires provenant d’investissements directs étrangers et des fonds de cohésion de l’UE ont contribué à stimuler le stock de capital”, lit-on. Enfin, les transferts de technologie et l’amélioration du niveau d’éducation ont permis d’accroître la productivité.
Du côté des Etats membres historiques, le principal moteur derrière ces bienfaits a été l’expansion du marché unique de l’UE, qui a permis aux entreprises d’accroître leur production et de réaliser des gains d’efficacité, notamment grâce à des investissements plus importants dans les pays candidats à l’adhésion.
Qu’est-ce que cela signifie pour la prochaine vague d’adhésion à l’UE ? "L’un des principaux enseignements est que tant les pays candidats à l’adhésion que les membres actuels de l’UE peuvent en bénéficier s’ils y mettent du leur. Ce n’est pas une tâche facile. Elle nécessiterait de solides réformes de préadhésion, un financement important, une volonté politique et, éventuellement, une adaptation institutionnelle", d’après cette étude du FMI.
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