Start-up
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Réindustrialisation : les start-ups tiennent leur rang dans la création de sites / Leurs investisseurs répondent toujours à l'appel, avec quelques nuances
Il y a quelques mois, la présentation du bilan annuel de l’Observatoire industrie de Bpifrance avait fait ressortir un constat : la dynamique de la réindustrialisation française, aussi fragile soit-elle, s’alimente notamment du vivier de start-ups du secteur. De fait, alors que le nombre d’ouvertures et de fermetures de sites industriels s’était retrouvé sur un plateau l’an passé, les jeunes pousses industrielles signaient une tendance à la hausse, en ayant ouvert 2,2 fois plus d’usines qu’elles n’en avaient fermées. Qu’en est-il depuis le mois de janvier ?
La banque publique d’investissement a publié le rapport semestriel de son observatoire, qui témoigne d’une trajectoire toujours alignée. Sur les six premiers mois de 2026, 101 ouvertures de sites industriels ont été recensées dans l’Hexagone, pour un solde net à l’équilibre, le même nombre de fermetures ayant été enregistré. Le solde net était de + 25 au premier semestre de 2025 et de + 34 en 2024. Ces ouvertures sont majoritairement du fait de start-ups (20) et des PME et ETI (68). En revanche, ces dernières ont fermé 77 sites, contre 12 pour les start-ups. Du côté des grands groupes, le rapport est de 13 ouvertures pour 12 fermetures. Comme l’an passé, ce sont les industries vertes qui tirent leur épingle du jeu, avec un solde net positif de 13, tandis que les secteurs les plus exposés à la concurrence internationale, comme la plasturgie, la métallurgie et la chimie non vertes, voient leur solde atterrir à – 12.
Douze usines à l’échelle
Bpifrance recense, à date 3 500 start-ups à vocation industrielle sur le territoire. Parmi elles, certaines ont donc été à l’origine de 20 ouvertures de sites sur les six premiers mois de 2026, dont 30 % l’ont été par des créatrices d’innovations de rupture, les deeptechs. Sur ces 20 sites, 12 sont des usines à l’échelle et la moitié sont de premiers sites, à l’instar de celui d’Intact à la Baule. Au sein de ces nouvelles usines à l’échelle, l’on retrouve de plus trois sites étant venus s’ajouter à de précédents, ainsi que trois déménagements post-premières usines. Six lignes pilotes et deux extensions d’usines répondent sinon à l’appel. Ces 20 sites correspondent au niveau du premier semestre de 2024, après une première moitié de 2025 qui avait atteint des niveaux exceptionnels (42 inaugurations).
Les investisseurs des jeunes pousses industrielles françaises semblent en tout cas rester au rendez-vous. Les levées de fonds, hors introduction en Bourse, des start-ups à vocation industrielle ont atteint 1,94 milliard d’euros au premier semestre, ce qui traduit une progression de 42 % sur un an en valeur. Le tout au travers de 91 opérations, soit un nombre stable par rapport à l’an passé. « En cinq ans, les start-ups à vocation industrielle française ont levé plus de 15 milliards d’euros. Avant 2020, les levées de fonds industrielles étaient en moyenne de 1 milliard d’euros par an », souligne l’Observatoire. À noter, néanmoins, que la hausse est liée à une accélération des tours de table supérieurs à 15 millions d’euros, dont cinq levées supérieures à 100 millions d’euros : Pasqal et Quobly (quantique), Harmattan AI (défense), Bionyra (biotech) et Hynaero (hydravion). Les opérations en amorçage, nécessaires pour continuer d’alimenter la dynamique future, sont quant à elles plus à la peine. Une tendance continue qui s’observe aussi en Europe et aux États-Unis, indique le rapport.
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