Macro-économie / Taux / r&d
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La course à la R&D bat son plein au sein de l’OCDE / Les embauches se succèdent ces dernières années
Une progression qui poursuit son cours. Le nombre de personnes employées à des fins de recherche et développement augmente régulièrement depuis un peu moins d’une décennie. Cependant, la masse d’emplois n’est pas uniforme, loin de là puisque sur le nerf de la guerre que sont les chercheurs la part est beaucoup moins importante. Celle-ci est ainsi de 1,1 % en moyenne dans l’OCDE, contre 0,8 % en 2015.
Le nombre n’est cependant pas le seul indicateur pertinent à en écouter l’institution, laquelle explique que « les écarts d’intensité du personnel de R-D, c’est-à-dire la part du personnel de R & D dans l’emploi total, sont presque aussi marqués que les écarts d’intensité des dépenses de R & D ». Il faut dire que tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne, au sein des économies couvertes ce sont uniquement cinq qui affichent une intensité du personnel de R-D supérieure à 2 %. Il s’agit de l’Autriche, la Belgique, le Danemark, la Finlande et la Corée.
Hétérogène
Même son de cloche en ce qui concerne la composition des effectifs, il s’avère que ceux affectés à la R&D comprennent en moyenne 68 % de chercheurs dans l’OCDE et l’UE. Un chiffre qui est bien différent que l’on soit en Suède (88 %) ou en Suisse (55 %). La Chine est quant à elle particulièrement peu intensive sur la question, avec seulement 42 % de chercheurs, ce qui fait d’elle la « seule économie de la base où les chercheurs représentent moins de la moitié du personnel de R & D ».
Une tendance demeure, celle d’une hausse de la demande pour ces métiers et ceux connexes. On peut ainsi voir que les professionnels des technologies de l’information et de la communication (TIC) — qui regroupent les concepteurs et analystes de logiciels et d’applications ainsi que les spécialistes des bases de données et des réseaux — sont désormais – à date de 2024 - près de 3,1 % de l’emploi total dans les économies de l’OCDE contre 2,0 % en 2017.
Mastodonte
Le poids sans cesse grandissant de ces différents secteurs fait qu’en associant les professionnels des sciences et de l’ingénierie et ceux des TIC on arrive à pas moins de 7 % de l’emploi total dans les économies de l’OCDE et de l’UE. Là encore, les différences géographiques sont flagrantes parmi ces métiers considérés comme « concourant à la capacité des économies à produire, adopter, appliquer et diffuser les connaissances et innovations nouvelles » ; la part cumulée des professionnels des sciences et de l’ingénierie et des TIC dépasse ainsi « 10 % en Finlande, en Israël, au Luxembourg, aux Pays-Bas et en Suède, mais reste inférieure à 3 % en Colombie, au Mexique et en Turquie ». Certains pays sont même sous la barre des 2 %, tels que l’Argentine ou encore l’Inde. Une mauvaise nouvelle sur le plan de la capacité à innover et de la croissance potentielle.
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