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La promotion 2026 du Next 40 fait la part belle aux deeptechs / Une sélection appuyée par un nouveau comité d'experts
Les « indices phares » de la French Tech ont leur nouvelle promotion. Comme chaque année, la Mission French Tech révèle ce lundi la liste des lauréats du French Tech Next 40/120, ayant été identifiés par la mission rattachée à la Direction générale des Entreprises, comme étant les scale-ups françaises les plus performantes et prometteuses. Et qui bénéficieront ainsi d’un programme d’accompagnement et de mise en lumière dédié sur la prochaine année. Intelligence artificielle (IA), quantique, technologies médicales et de souveraineté énergétique, cybersécurité, robotique ou aérospatial… 27 % des membres du French Tech 120 sont, cette année, issus de la deeptech, tandis que leur poids monte à 38 % au sein du Next 40.
Une proportion qui reflète la place de la France dans le développement de technologies de rupture, souvent issues de laboratoire de recherche, se félicite la Mission French Tech. Les levées de fonds dans le secteur ont notamment triplé entre 2019 et 2024 (pour atteindre 15 milliards d’euros en cumulé), tandis que Paris et Grenoble figurent parmi les 20 premiers pôles technologiques mondiaux. Il reste également à noter que 37 entreprises sur les 120 sélectionnées ont également bénéficié de l’appui du plan France 2030.
Dans l’ensemble, le French Tech Next 40/120 a réalisé 11,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires cumulé l’année dernière (en croissance moyenne de 31 % sur un an, hors deeptechs), dont 38 % à l’international, dans 89 pays. La promotion 2026 représente aussi 46 000 emplois directs dans le monde (dont 33 500 emplois en France) et 33 sites industriels dans dix régions françaises (21 % des entreprises sont industrielles). Quelque 45 % des entreprises de ce programme, lancé en 2019, sont également rentables, ceci en excluant les deeptechs du calcul.
Les nouveaux entrants
Cette année, le Next 40 compte 15 nouvelles arrivées. Cinq y font leur entrée directe : AMI Labs, la tout juste née start-up d’IA de Yann Lecun, qui a levé plus d’un milliard de dollars au mois de mars ; Aura Aero (aéronautique) ; Hublo (plateforme de ressources humaines) ; Legalplace (solution de gestion juridique, administrative et comptable) ; et Quobly, l’une des pépites françaises du quantique. Les dix autres se sont hissées du French Tech 120 au Next 40, parmi lesquelles H Company (IA), la fintech Alma (paiement fractionné), Pasqal dans le quantique, ou encore Aqemia, spécialiste de l’IA générative appliquée à la recherche médicale et Wandercraft (robotique), entre autres.
L’on retrouve aussi, au sein de cette promotion 2026 du Next 40, d’autres lauréats habitués, comme l’incontournable Mistral AI, l’assureur 2.0 Alan, le spécialiste de la recharge électrique Electra, la néobanque Qonto, le spécialiste des batteries Verkor, les plateformes Doctolib et Blablacar, BackMarket, qui reconditionne des produits électroniques, Swile (avantages aux salariés), Alice & Bob (quantique) ou Pigment (planification financière). « La composition du Next40 illustre la capacité de la France à faire émerger des leaders dans des secteurs très différents : intelligence artificielle et calcul quantique, énergie et mobilité décarbonée, santé, fintech, ressources humaines, robotique et agroalimentaire », assure la Mission French Tech. « Près de 40 % de ces entreprises sont des deeptechs. Elles font du Next 40 le symbole le plus éloquent de la transformation de l’innovation française : une France qui ne se contente plus de créer des usages, mais qui s’impose comme une puissance technologique souveraine », poursuit-elle.
De nouveaux critères
Afin de candidater au programme French Tech Next 40/120, les entreprises ont dû cette année respecter un cahier des charges ajusté, visant à mettre en valeur l’excellence technologique et leur contribution aux enjeux économiques et sociétaux, explique-t-on à Bercy. Au-delà du fait d’être âgées de moins de vingt ans, ne pas être cotées en Bourse, d’avoir leur siège social en France, de justifier de fonds propres positifs, d’avoir pris des engagements écologiques et de parité et de respecter des critères d’indépendance, entre autres, la mesure de leur caractère innovant a évolué. Elle reposait auparavant seulement sur la présence d’un fonds de capital-risque parmi les actionnaires, tandis qu’elle s’appuie désormais sur des éléments directement liés à la recherche et développement (comme les dépôts de brevets, le bénéfice de dispositifs de soutien public à l’innovation, ou les dispositifs fiscaux comme le crédit d’impôt recherche et le crédit d’impôt innovation).
Ceci s’accompagne, comme d’habitude, de conditions financières : avoir réalisé au moins 20 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025 et 15 % de croissance annuelle en moyenne sur trois ans, ou bien avoir signé au moins 20 millions d’euros de levées de fonds cumulées entre janvier 2022 et mai 2026. Les 120 places ont ensuite été attribuées de la manière suivante : 60 pour les chiffres d’affaires de 2025, 60 places sur le cumul des levées de fonds, le tout par ordre décroissant.
Une pré-sélection
Parmi les 120 entreprises sélectionnées dans le French Tech 120, 80 ont par la suite fait l’objet d’une pré-sélection, reposant sur les 30 premières en matière de revenus, puis les 30 ayant les cumuls de levées de fonds les plus significatifs. Et, enfin, les 20 non représentées qui témoignent des effectifs tricolores les plus importants. Un comité de sélection s’est ensuite réuni, pour la première fois, afin de sélectionner sur dossier les 40 entreprises qui composent cette année le Next 40. Son objectif : identifier ainsi celles qui conjuguent la performance économique, l’excellence technologique et contribuant aux grands défis de notre temps, explique la Mission French Tech.
Il a regroupé six personnalités de l’écosystème technologique, de l’entrepreneuriat et de la place financière : Oriane Chenain, cheffe de service de la compétitivité, de l’innovation et du développement des entreprises à la Direction générale des entreprises ; Paul-François Fournier, directeur exécutif Innovation de Bpifrance, membre de son comité exécutif ; Delphine d’Amarzit, chairman & CEO d’Euronext Paris, membre du managing board du groupe Euronext ; Matthieu Eyries, Executive VP & Managing Director de Capgemini Ventures ; Clément Gobet, Head of startups & scale-ups Ecosystem chez France Digitale et Michel de Lempdes, président de l’association France Deeptech et managing partner d’Omnes Capital.
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