Macro-économie / Taux / Roland Lescure / Lars Klingbeil / task force
Macro-économie / Taux
Roland Lescure / Lars Klingbeil / task force
La task-force franco-allemande sur l’avenir de la finance numérique a désormais un visage / Ses deux co-présidents viennent d’être désignés
Une task force sur l’avenir de la finance numérique qui prend forme. Il faut dire que le temps presse, étant donné qu’elle doit présenter ses conclusions intermédiaires en juin 2026 et délivrer un rapport complet au second semestre de cette année. Bercy rappelait cette semaine que l’initiative lancée par Roland Lescure, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, et Lars Klingbeil, ministre des Finances allemand, avait pour objectif de déboucher sur des stratégies concrètes portant sur le renforcement tant de la souveraineté, que de la compétitivité et de la résilience de l’Europe.
Pour explorer les possibilités offertes par la finance numérique, ce sont deux connaisseurs de ses problématiques qui ont été retenus pour devenir les co-présidents de la task-force binationale. Pour incarner le visage tricolore du projet, le choix s’est porté sur Alain Demarolle, qui a présidé plusieurs institutions financières européennes - LCH Clearnet SA, My Money Group ou encore iQera. Bercy soutient qu’il apportera près de « 35 ans d’expérience internationale dans les domaines de la politique publique, des marchés de capitaux, de l’innovation financière et de la finance numérique ».
Compléter
L’autre visage de la présidence sera Tim Armbruster, directeur financier et responsable des marchés financiers du groupe KfW et ce depuis mars 2020. Une étape dans une carrière bien remplie qui l’aura vu occuper des postes à responsabilité au sein de l’institution fédérale de liquidation (FMS-WM) tout comme chez le groupe Commerzbank. Sa connaissance des processus d’émission numérique et de l’innovation financière digitale sera précieuse pour trouver des pistes en vue de promouvoir les paiements numériques libellés en euros.
Ce défi n’est pas le seul fixé par Roland Lescure et Lars Klingbeil, lesquels souhaitent également que soit exploré le potentiel des technologies de registre distribué (DLT) sur les marchés financiers que ce soit « pour améliorer l’efficacité, approfondir l’intégration des marchés de capitaux et ouvrir de nouvelles voies de financement pour les entreprises en Europe ». Place désormais au travail pour le duo qui devra s’entretenir avec un grand nombre d’acteurs publics et privés, afin de recueillir auprès d’eux leurs perspectives et leurs propositions.
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