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Alan franchit le cap de la rentabilité opérationnelle en France / Une levée de fonds de 100 millions d’euros accompagne ses résultats annuels

Dix ans après sa création, l’assurtech a atteint la rentabilité opérationnelle sur son premier marché et vise à l’étendre à l’ensemble de ses activités à l’horizon 2027. Après avoir gagné de grands contrats l’année passée, notamment dans le secteur public, ses ambitions de croissance restent intactes et le cap est mis sur le milliard d’euros de revenus annuels récurrent pour celle en cours. En parallèle, Alan a annoncé avoir levé 100 millions d’euros, auprès d’investisseurs existants et nouveaux, ce qui porte sa valorisation à 5 milliards d’euros.
Jean-Charles Samuelian-Werve et Charles Gorintin, co-fondateurs d'Alan.
Jean-Charles Samuelian-Werve et Charles Gorintin, co-fondateurs d'Alan.

Alan souffle en 2026 sa dixième bougie et accompagne cet anniversaire de plusieurs nouvelles. L’assurtech, qui a franchi le cap du million de membres, a annoncé mercredi avoir levé 100 millions d’euros. Une opération qui porte la valorisation de l’entreprise à plus de 5 milliards d’euros et prenant la suite de celle qui avait été réalisée au mois de septembre 2024, lors de laquelle elle avait levé 173 millions d’euros et fait entrer le bancassureur belge Belfius à son capital.

Ici, les fonds sont en provenance d’investisseurs existants – Belfius, donc, ainsi que le fonds d’investissement Index Ventures -, de nouveaux partenaires financiers – Greenoaks, Kaaf Investments et SH Capital -, ainsi que plusieurs business angels, comme le footballeur Antoine Griezmann. C’est Index Ventures qui a mené ce tour de table. Le but de l'opération, précise l’entreprise co-fondée et dirigée par Jean-Charles Samuelian-Werve, sera d’accompagner de futures opérations de croissance externe et de soutenir les développements de produits et l’expansion internationale.

Cette levée de fonds a été révélée à l’occasion des résultats annuels de la scale-up proposant des services de prévention, d’assurance santé et de soins. Elle a enregistré l’année dernière une croissance de 53 % de son revenu annuel récurrent (ARR), s’élevant désormais à 785 millions d’euros. Pour 2026, le cap du milliard d’euros est visé.

 

Contrat à Bercy

 

Cette trajectoire a été portée à parts égales entre le secteur privé et public, précise Alan. Sur le second, le volume d’ARR a néanmoins été multiplié par quatre par rapport à 2024. De fait, Alan a notamment remporté en France un contrat auprès du ministère de l’Économie et des Finances, afin d’assurer la couverture santé de ses plus de 130 000 agents. En 2024, l’entreprise avait déjà remporté des appels d’offres du côté du ministère de la Transition écologique, ou à Matignon. Pour autant, le développement commercial dans le privé a aussi été poursuivi, grâce au gain des contrats avec Veepee et Kiabi en France, SPIE en Belgique ou encore Volkswagen en Espagne.

Au-delà de la croissance, l’exercice 2025 aura surtout été marqué par l’atteinte de la rentabilité opérationnelle en France, principal marché de l’entreprise (elle opère aussi en Belgique et en Espagne, où elle a doublé ses performances commerciales l’année dernière et au Canada, où elle est désormais agréée dans l’ensemble de ses provinces). « Cette performance nous donne les moyens d’investir avec ambition – notamment dans la technologie et l’intelligence artificielle – tout en conservant une discipline financière exigeante », a de son côté souligné Jean-Charles Samuelian-Werve à l’occasion de l’annonce.

Au niveau du groupe, l’équilibre d’exploitation s’approche et le niveau de pertes, en pourcentage des revenus, a été divisé par deux sur un an, indique Alan, qui ne donne pas davantage de détails sur leur montant. La société vise désormais la rentabilité à l’échelle de l’ensemble de ses activités pour 2027. Indiquant disposer des leviers nécessaires pour ce faire, l’entreprise fait le choix de « réinvestir afin d’accélérer son avance technologique dans la prévention et l’accompagnement de ses membres, et dans son expansion internationale », souligne-t-elle par voie de communiqué. La société précise aussi disposer d’une trésorerie de 376 millions d’euros à la fin de l’année 2025.

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