Start-up
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Chiffre d’affaires, emplois : dans quelle mesure les start-ups d’IA contribuent à l’économie / Un vivier dynamique pour lequel la quête de clients reste le premier défi
Alors que se déroule cette semaine, en Inde, la nouvelle édition du Sommet mondial pour l’intelligence artificielle (IA), Emmanuel Macron y emmènera logiquement un certain nombre des patrons de ses entreprises vedettes du secteur, comme Arthur Mensch (Mistral AI), Thomas Clozel (Owkin) ou encore Yann LeCun (désormais à la tête de sa start-up AMI Labs). De grands noms représentant la partie la plus émergée d’un vivier d’entreprises en plein essor. À date, selon la dernière cartographie de France Digitale, réalisée avec Sopra Steria Ventures à l’occasion de ce sommet, la France compte en effet 1 114 start-ups d’IA, contre 750 à fin 2024. La définition reste large, puisqu’elle englobe celles développant des services et des produits intégrant la technologie, ou bien des infrastructures socles.
La santé en tête d’affiche
De quoi rappeler que l’Hexagone est désormais bel et bien devenu incontournable dans l’IA en Europe, se félicite l’association représentant l’écosystème du capital-risque tricolore. À titre de comparaison, l’Allemagne recense 935 start-ups dans le secteur, tandis que la France a aussi surpassé ses voisins l’an passé en termes de levées de fonds l’an passé – une statistique, il est vrai, tirée par la grande opération de Mistral AI. Quoi qu’il en soit, 67 % d’entre elles ont levé des fonds depuis leur création, pour un total de 16 milliards d’euros.
Une population donc dynamique, dont la plus large part développe des cas d’usage dans la santé (10 %, contre 7 % pour le marketing et la publicité, ou aux alentours de 6 % pour la data – cloud et l’industrie). Des terrains d’activité vastes, qui semblent trouver des débouchés à tous les étages de l’économie tricolore.
Et plus particulièrement du côté des grands groupes, qui restent leurs principaux clients (29 %), suivis de près par les ETI (24 %) et les PME (19,4 %). L’État et les administrations publiques ne sont représentés qu’à hauteur de 15,2 %. À noter que la quête de clients reste le premier défi "business" mentionné par ces entreprises, à hauteur de 40 %, avant les levées de fonds (37 %), ou le recrutement de profils techniques et l’internationalisation (28 % pour les deux).
Ambitions à court terme
Toutes ensemble, ces entreprises ont néanmoins généré près d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires l’année dernière, tandis que leur maturité se traduit aussi dans leurs statistiques de rentabilité. Les trois quarts des interrogées le sont déjà ou prévoient de l’être dans les trois prochaines années. Le chiffre est néanmoins en recul par rapport à l’an passé, puisque 84 % des 750 entreprises alors existantes étaient déjà rentables ou entendaient l’être à court terme. Il reste aussi intéressant de constater que ces entreprises ont créé, toutes ensemble, près de 50 000 emplois (par rapport aux 36 000 de 2024). Et dans un environnement délicat pour les start-ups françaises, la dynamique ne devrait pas s’affaiblir, puisque 94 % d’entre elles ont l’intention de poursuivre leurs recrutements en 2026, soit une proportion en légère hausse par rapport à l’année précédente.
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