Fonds d'investissements / Lac 1 / Lac 2 / Bpifrance / capital développement / José Gonzalo
Fonds d'investissements
Lac 1 / Lac 2 / Bpifrance / capital développement / José Gonzalo
Le successeur du fonds "Lac 1" de Bpifrance sera dédié au non coté / Il a encore de quoi réaliser un ou deux investissements
L'architecture de "Lac 2" est déjà bien identifiée. "Lac 1", le véhicule géré par Bpifrance destiné à accompagner sur le long terme les multinationales françaises de la Bourse de Paris, aura bien un successeur, comme cela avait été annoncé . En revanche, il sera quant à lui dédié aux entreprises non cotées, a fait savoir mardi José Gonzalo, directeur exécutif de Bpifrance en charge du capital développement, à l'occasion d'un point presse. L'activité de la banque publique d'investissement qu'il dirige regroupe en effet l'ensemble des investissements directs qu'elle réalise, dans les PME, ETI et grandes entreprises françaises.
Le lancement de "Lac 2" est prévu pour la mi-2026, a indiqué le dirigeant, avec un premier bouclage prévu sur cette période. La thèse sera différente, puisqu'elle sera donc axée sur le private equity. Elle permettra à Bpifrance d'investir dans des opérations large cap, avec un ticket maximum de 500 millions d'euros, toujours en tant qu'actionnaire minoritaire. "Cela nous donnera les moyens de faire de belles opérations", a souligné José Gonzalo.
S'adapter aux opportunités de marché
En cause : la présence d'opportunités sur un terrain (sur cette taille de ticket en minoritaire) qui n'est pas des plus occupés par les fonds d'investissement français, tandis que celles qui restent à saisir à la Bourse de Paris n'appellent pas nécessairement à la création d'un nouveau véhicule. Il faut dire qu'entre les entreprises déjà installées dans le portefeuille de "Lac 1" (dont font par exemple partie EssilorLuxottica, Bureau Veritas, VusionGroup, Veolia ou Ipsos ) et les autres participations de la banque publique d'investissement (comme Orange, Stellantis, STMicroelectronics, Worldline, entre autres), la fenêtre de tir se resserre. De plus, Bpifrance, au regard de son statut de banque, n'investit pas dans ses homologues, ni dans les secteurs revenant à la Caisse des Dépôts et Consignations (comme les foncières) ou l'Agence des participations de l'État (APE).
Il restera toutefois environ 400 millions d'euros à investir, du côté de "Lac 1", sur le premier semestre de 2026. De quoi réaliser ainsi encore un ou deux investissements, a précisé José Gonzalo. Ceux qui pourraient, par la suite, être déployés dans des entreprises cotées pourront par ailleurs être faits grâce au bilan de la banque publique d'investissement.
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