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Weinberg Capital Partners / Eiréné
Weinberg Capital Partners, une longueur d’avance dans la défense qui fait sa singularité / La confiance des investisseurs (et pas seulement) en témoigne
Ouvrir la marche n’est pas toujours évident, mais permet aussi de se coiffer d’une légitimité avérée. Weinberg Capital Partners, en annonçant un nouveau closing à 275 millions d’euros pour son fonds dédié à la défense et à la sécurité, Eiréné, en a fait la démonstration : après un premier closing à 100 millions d’euros en 2023, puis un deuxième à 215 millions d’euros en février 2025, le véhicule éponyme de la déesse de la paix grecque a été rouvert - avec l’accord de ses investisseurs historiques - afin de répondre à de nombreuses demandes. Plus de 60 millions d’euros additionnels ont ainsi été collectés. "Nous sommes partis en premier et sommes donc perçus ainsi par le marché : la base industrielle et technologique de défense, dont les patrons et les fondateurs de ses entreprises que nous pratiquons désormais depuis cinq ans, les grands donneurs d’ordre, et les pouvoirs publics. Par ailleurs, nous avons tenu toutes les promesses faites à nos investisseurs, en étant partis d’une page blanche", explique à WanSquare Lionel Mestre, associé et directeur général de l’expertise Eiréné chez Weinberg Capital Partners.
Si la motivation authentique de la société de gestion présidée par Serge Weinberg pour le secteur représente aujourd’hui un gage de confiance pour ce dernier, comme pour les investisseurs, Lionel Mestre observe également qu’entre 2020 et 2023, la levée n’avait pas été aussi évidente. L'opposition entre l’ESG et l’investissement dans la défense était de mise et le secteur peu pratiqué par la sphère financière. Mais les évènements géopolitiques survenus depuis, tout comme la réélection de Donald Trump, ont fait effet d’électrochoc auprès des Européens quant à la nécessité d’investir dans cette filière stratégique par leurs propres moyens. Et donc de muscler le tissu productif qui la compose, pour répondre à ces enjeux souverains.
Contact privilégié
En France, cette succession de prises de conscience s’est soldée par le grand évènement organisé à Bercy, en mars dernier, qui s’était accompagné de nombreuses annonces pour accélérer le financement de la base industrielle et technologique de défense (BITD) française. Un rassemblement qui aura aussi permis de mettre en lumière les besoins colossaux de nouveaux financements nécessaires aux entreprises du secteur, auquel Weinberg Capital Partners avait nécessairement participé. C'est à sa suite que la société a ouvert des discussions avec ses investisseurs. "Les investisseurs qui n’y étaient pas exposés ont donc recherché des solutions. Nous avons engagé des négociations avec nos investisseurs existants, dont certains ont d’ailleurs remis un ticket, ce qui témoigne de la confiance qui s’est créée au fil des années", remarque Lionel Mestre.
Au-delà des investisseurs existants, des institutionnels et family offices français et européens se sont ainsi joints au projet. Il faut dire que la reconnaissance d'Eiréné a dépassé les frontières tricolores - du côté des investisseurs, mais pas seulement. "Nous sommes contactés par des intermédiaires français et étrangers, par des industriels canadiens, hollandais, espagnols, anglais… Il est certain que nous recevons un certain nombre de propositions, parfois même éloignées de notre stratégie", remarque Lionel Mestre, à l’instar de dossiers de restructuring. Celle d’Eiréné est néanmoins bien claire : des prises de participations au capital de PME et ETI issues de la BITD, faisant preuve d’une excellence technologique et d’un positionnement dual (civil et défense), installées sur des marchés en forte croissance en France comme à l'export et témoignant d’un net potentiel de croissance externe, dans un secteur encore fragmenté. Malgré les sollicitations internationales, Lionel Mestre rappelle que seules des coopérations commerciales pourraient être étudiées dans ces cas, afin d'élargir le business des entreprises accompagnées.
Des particularités
L’accompagnement opéré par ce fonds revêt certaines particularités, puisqu’il possède à la fois un pied dans l’écosystème financier, mais aussi dans celui de la défense et de la sécurité – au travers de la construction de son équipe et de l’appui d’un comité stratégique composé de pointures du secteur. Jusqu’ici, Eiréné a réalisé quatre opérations : les acquisitions de Semip-Codechamp (un leader européen des capteurs de position angulaire de haute performance), celle de Chesneau Serret, (spécialiste de la mécanique de haute précision) ou encore celle de Magellium Artal (un expert du traitement d’images satellitaires et de la cartographie numérique). La dernière opération en date a été réalisée cet été, au travers de la participation au cinquième LBO du Groupe Adit (acteur de l’intelligence stratégique et de la souveraineté économique). "Cette opération se situe au cœur de notre stratégie, c’est une entreprise totalement souveraine, aux activités sensibles, dont un certain nombre de clients opèrent dans la défense", précise Lionel Mestre.
Aux côtés des actionnaires existants, ayant tous participé à l’opération (dont Bpifrance ou Amundi Private Equity Funds), de nouveaux investisseurs ont signé leur entrée au capital du groupe. Weinberg Capital Partners, donc, mais aussi Covéa, plusieurs family offices liés à la famille Louis Dreyfus, le Fonds stratégique des Participations et un consortium UI Investissement-MACSF. Le tout incluant également les cadres et dirigeants du groupe, présents au capital. Une prise de participation minoritaire, contrairement aux opérations précédentes, permise par le règlement du fonds qui lui offre quelques souplesses en ce sens. "C’est une forme de ‘private IPO’", indique Lionel Mestre, soulignant par ailleurs la qualité des investisseurs ayant participé à cette recomposition actionnariale. Tout comme le cas de figure que représente l’opération en matière de relations de long terme avec le management. Preuve en est, Weinberg Capital Partners avait été actionnaire de contrôle du Groupe Adit entre 2016 et 2020. Et Lionel Mestre, dans une autre vie professionnelle, avait lui-même participé à sa privatisation.
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