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France; égalité; sondage

Macro-économie / Taux / Politique / incertitude / CESE

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Politique / incertitude / CESE

Les Français davantage inquiétés par leur quotidien que par la géopolitique / Le rapport annuel sur l'état de la France les voit plébisciter une hausse des revenus du travail

Interrogés par le Conseil économique, social et environnemental sur les moyens de renforcer de l’égalité des chances en France, les Français ont placé l’augmentation des revenus du travail en tête - 38 % des réponses sachant qu’il était possible d’en retenir trois - contre une réforme de la fiscalité pour mieux redistribuer les richesses qui n’arrive qu’en 3e position - 24 % - juste après le choix d’une grande réforme de l’école. Confrontés au même exercice concernant leurs préoccupations personnelles, ils ont placé l’instabilité géopolitique loin derrière - 5e position - le trio de tête composé de la santé, la situation politique dans l’Hexagone et également le pouvoir d’achat.
Drapeau Français.  Photo by Sebastien DUPUY / AFP
Drapeau Français. Photo by Sebastien DUPUY / AFP

Le pessimisme est de mise. Le rapport annuel sur l’état de la France publié cette semaine par le Conseil économique, social et environnemental (CESE) contient les résultats d’un sondage effectués auprès des citoyens tricolores. C’est peu dire qu’ils ne sont pas optimistes et ce que ce soit concernant l’avenir du pays, leur avenir personnel ou encore celui de la planète. Ils sont effectivement désormais 74 % à se déclarer pessimistes concernant l’état de la France - une progression de 11 points de pourcentage en un an - et ils sont une grande proportion - 40 % et plus 4 points en douze mois - à être dans le même état d’esprit concernant leur situation personnelle.

Une grise mine qu’on retrouve dans le jugement porté aux politiques publiques. Censées favoriser produire des effets positifs pour la population, elles sont jugées durement par une partie des Français ; le CESE rapportant que "4 Français sur 10 estiment que celles-ci sont improductives, voire creusent les inégalités. Ce sentiment est encore plus marqué parmi les personnes qui estiment avoir personnellement vécu une situation d’inégalités des chances (53 %) et celles dont le pouvoir d’achat ne permet pas de couvrir leurs besoins essentiels (52 %)". Les remèdes proposés sont divers et concernent essentiellement la rémunération perçue.

 

Solutions

 

Le Conseil économique, social et environnemental rappelant effectivement que cette " année encore, près d’1 Français sur 2 ne parvient que tout juste à couvrir ses besoins essentiels voire n’y parvient pas". De quoi penser qu’ils sont concernés en premier lieu lorsqu’il leur est demandé parmi une série de propositions, lesquelles seraient le plus à même de renforcer l’égalité des chances dans l’Hexagone. L’augmentation des revenus du travail arrive très largement en tête - 38 % -, certaines propositions sont en effet reléguées loin derrière, qu’il s’agisse de celle ayant trait à taxer davantage l’héritage pour les patrimoines élevé - 14 % - ou bien l’augmentation des minima sociaux - 10 %.

Loin de placer tous leurs œufs dans le panier étatique, ils sont 60 % à considérer - à être tout à fait d’accord avec l’affirmation - que "l’éducation est le levier principal pour garantir une égalité des chances" mais ils attribuent le même rôle aux entreprises à près 45 %. Bien devant les associations sur lequel le même constat n’est porté que par 29 % des répondants. Le CESE s’empare quant à lui de ce rapport annuel pour soumettre des propositions censées améliorer le quotidien des Français.

 

Remédier

 

La question de l’accès à l’emploi préoccupe effectivement ses membres, considérant qu’il est inégal à travers l’Hexagone et avançant que "le nord et l’est de la France représentent 78 % des pertes d’emplois industriels ". Ils expliquent que les "fermetures d’usines entraînent un effet domino sur tout l’écosystème économique local qui pèse sur les opportunités de formation et d’emploi" et proposent un triptyque de mesures mêlant une stratégie industrielle coordonnée entre l’État, les filières et les collectivités à une revalorisation de métiers à prédominance féminine et enfin à une meilleure adéquation entre l’offre et la demande de formation.

 

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