Taux - Dette Souveraine / dette publique / milliard / Marchés
Taux - Dette Souveraine
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Des dettes publiques qui n’en finissent plus de gonfler / Les États-Unis en sont la figure de proue
On n’arrête plus les dettes publiques. D’ici fin décembre les dix plus grands marchés développés devraient voir leur dette publique représenter près de 115 % de leurs PIB. Ce qui représente une bagatelle supérieure à 64 000 milliards de dollars, une somme plus que considérable qui aura bien du mal à diminuer dans un futur proche.
Un avis partagé par les équipes de Fitch Ratings ces dernières semaines, celles-ci rappelant que les niveaux que nous connaissons constituent une progression fulgurante rapportée aux quelque "25 000 milliards de dollars (72 % du PIB) enregistrés en 2007", et que le coupable était tout trouvé étant donné que "plus des deux tiers de cette croissance étant attribuable aux États-Unis".
Divergence
La dynamique n’est pas la même partout à en croire les équipes de l’agence américaine, celles-ci estimant que le rapport entre la dette publique et le PIB devrait diminuer dans plusieurs pays et ce dès 2025. Il s’agit de la Suisse, du Japon, de l’Espagne et de l’Australie qui devraient être enviés que ce soit au Canada, en France, en Allemagne, en Italie, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Autant de nations qui verraient leur ratio augmenter cette année souffrant de maux multiples : croissance économique atone, dette élevée dont la charge devient de plus en plus lourde à supporter et dépenses ne pouvant pas être repoussées.
C’est notamment le cas en Europe où l’invasion de l’Ukraine par la Russie a précipité le reste du continent dans un réarmement conséquent. Chez Fitch Ratings, on n’est pas pour autant alarmiste et on considère qu’il est "peu probable" qu’il en découle "une modification des notations", il est loin d’être impossible que cela joue via "les risques de crédit existants dans les pays où la dette et les déficits sont élevés ".
Moteur
Le mandat de Donald Trump n’est pas près de faire sortir les États-Unis de leur spirale haussière sur la dette publique. Les experts de l’agence de notations considèrent que la loi One Big Beautiful Bill Act " va enraciner les déficits budgétaires élevés des États-Unis à moyen terme". Ils arguent que les choix du président américain prolongent "la plupart des réductions d’impôts de 2017, augmentent les déductions fiscales au niveau des États et des collectivités locales et exonèrent certains revenus, ces mesures étant partiellement compensées par des réductions des subventions accordées à Medicaid et aux énergies vertes". De quoi porter leurs prévisions de déficit public à 7,1 % du PIB pour cette année et à 7,8 % pour la suivante.
La situation américaine est d’autant plus préoccupante que de nombreux observateurs ne considèrent pas réaliste la volonté de Donald Trump de mettre fin au déficit budgétaire américain grâce aux nouveaux droits de douane. John Plassard, Head of Investment Strategy chez Cité Gestion Private Bank, argue que les quelque 2 800 milliards de dollars de recettes supplémentaires attendues par le Bureau du budget du Congrès – lors des dix ans à venir - ne sont qu’une portion congrue des quelque 25 000 milliards de dollars de déficit projetés sur la période.
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