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Publications, Résultats / Crédit Agricole SA

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Crédit Agricole SA

Crédit Agricole démarre fort sous la houlette d’Olivier Gavalda / Des revenus historiques, une rentabilité record et un cap confirmé pour 2025

Des revenus historiques, une conquête client soutenue et un résultat net record : Crédit Agricole S.A. a signé un deuxième trimestre 2025 de très bonne facture. Pour sa première présentation de résultats en tant que directeur général, Olivier Gavalda a pris ses marques dans un groupe bien parti pour atteindre ses ambitions 2025. Une performance qui prépare le terrain au prochain plan moyen terme, qui sera présenté en novembre.
Olivier Gavalda, le directeur général de Crédit Agricole
Olivier Gavalda, le directeur général de Crédit Agricole

L’attente était surtout symbolique. Moins de trois mois après avoir officiellement pris les rênes de Crédit Agricole S.A., Olivier Gavalda présentait jeudi ses premiers résultats trimestriels en tant que directeur général du groupe coté. L’occasion pour le dirigeant de faire valoir une performance solide, à l’image d’un modèle qui, malgré le changement de capitaine, continue de faire ses preuves.

Au deuxième trimestre, le résultat net part du groupe s’est hissé à 2,39 milliards d’euros, en hausse de 30,7 % sur un an. Un record, bien au-delà des attentes du consensus, qui visait 2,12 milliards. Une performance portée par une activité "extrêmement dynamique", selon les mots d’Olivier Gavalda. Le produit net bancaire atteint 7 milliards d’euros, en progression de 3,1 % sur trois mois et de 9,8 % sur un an. Soit " le meilleur deuxième trimestre de l’histoire de Crédit Agricole S.A. en matière de revenus ", a souligné le nouveau directeur général.

 

Une conquête commerciale à plein régime

 

La vitalité commerciale irrigue l’ensemble des métiers du groupe. Avec 493 000 nouveaux clients conquis sur le trimestre, Crédit Agricole affiche un rythme de conquête soutenu, notamment porté par la montée en puissance de l’assurance. "Nos taux d’équipement dans les banques de proximité ont continué à s’améliorer", a précisé le dirigeant lors de la conférence de presse, en saluant une collecte record en assurance-vie. Une dynamique plus largement reflétée dans la gestion d’actifs, où la filiale Amundi a déjà collecté sur le semestre autant que sur l’ensemble de l’année 2024.

Le rebond de la production de crédits en France, en particulier dans l’habitat (+28 %) et les financements aux entreprises (+12 %), s’inscrit dans un contexte de détente progressive des taux d’intérêt, qui favorise le redémarrage de la demande. À l’international, les volumes de financement à la consommation et à la mobilité ont atteint un plus haut trimestriel à 12,4 milliards d’euros. Parallèlement, la marge nette d’intérêt continue de s’améliorer, portée par le repricing progressif des crédits et une évolution favorable du mix des dépôts, comme l’a souligné Clotilde L'Angevin, directrice générale adjointe en charge des finances.

 

Une trajectoire déjà bien tracée pour 2025

 

Performance solide également dans la banque de financement et d’investissement, portée par les financements structurés et une deuxième place mondiale en émissions obligataires en euros, selon les classements de marché. À ces moteurs récurrents s’ajoutent des éléments plus ponctuels, comme la hausse du dividende perçu sur la participation dans Banco BPM (96 millions d’euros), ou encore une plus-value de 304 millions liée à la déconsolidation d’Amundi US.

Mais au-delà de ces effets non récurrents, la trajectoire opérationnelle du groupe reste ferme, comme en témoigne un retour sur fonds propres tangibles (ROTE) de 16,6 % et un coefficient d’exploitation maintenu à un niveau bas (53,9 %). "Nous sommes très confiants dans notre capacité à faire mieux en 2025 qu’en 2024, en neutralisant l’effet de la surtaxe exceptionnelle sur l’impôt sur les sociétés", a affirmé Olivier Gavalda.

 

Banco BPM, Mileis, Caceis : un trimestre actif sur le front stratégique

 

Le trimestre écoulé a également été dense sur le plan stratégique. Crédit Agricole a continué de renforcer ses positions en Italie en portant sa participation dans Banco BPM à près de 20 %, dans une logique assumée de consolidation. "Nous avons demandé l’autorisation de franchir les 20 %, afin de pouvoir intégrer BPM dans nos comptes et ne plus subir les fluctuations de marché d’un trimestre à l’autre", a expliqué le dirigeant, tout en rappelant que l’Italie restait un pays "très stratégique " pour le groupe.

Sur d'autres fronts, le trimestre a été marqué par la finalisation du rachat des parts de Santander dans Caceis, le développement de Crédit Agricole Santé et Territoires avec l’acquisition de Petits-fils, ou encore l’accord conclu autour de la banque privée Mileis, "très important dans la stratégie patrimoniale de LCL".

 

Une contribution réaffirmée à la souveraineté et à la transition

 

Le groupe n’a pas non plus manqué de souligner son rôle dans le financement de l’économie réelle et la transition énergétique. "Nous restons les premiers financeurs de l’économie française", a insisté Olivier Gavalda, mettant en avant deux nouveaux fonds consacrés à la défense, ainsi qu’un basculement accéléré vers les énergies renouvelables. Une trajectoire qui vaut à Crédit Agricole d’avoir été récemment désigné "meilleure banque mondiale dans la finance durable" par Euromoney.

Prochaine étape : la présentation du plan moyen terme 2026-2028, prévue le 18 novembre. La banque a pris l’habitude de tenir, voire d’anticiper ses engagements : dans le cadre du plan Ambitions 2025, elle visait un résultat net part du groupe supérieur à 6 milliards d’euros en 2025 – un objectif quasiment atteint dès la fin du troisième trimestre 2024. Le nouveau directeur général, pour son baptême des résultats, a montré qu’il entendait garder le cap.

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