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Orange vise un peu plus haut pour 2025 / Ses performances semestrielles lui donnent de l’élan
Porté par des résultats au beau fixe au titre du premier semestre de 2025, Orange se montre d’autant plus confiant pour le reste de l’année. L’opérateur télécoms historique a annoncé ce matin, en publiant sa copie semestrielle, viser désormais une croissance de son Ebitdaal (Ebitda après loyers, son indicateur de rentabilité) supérieure à 3 %, contre environ 3 % auparavant. Il faut dire que la dynamique semble pour l’heure bien enclenchée : en progression de 4,2 % sur le seul deuxième trimestre, l’Ebitdaal du groupe s’est apprécié de 3,8 % au total à fin juin, à 5,67 milliards d’euros. Il a été "alimenté par une performance à deux chiffres au Moyen-Orient et en Afrique, une accélération de la croissance en France de 0,9 % et des résultats solides en Europe, ainsi que par la bonne exécution du plan de cession d’Orange Bank", a précisé la directrice générale d’Orange, Christel Heydemann, lors de la conférence de présentation des résultats. Une performance française confirmant la capacité du groupe à optimiser ses coûts, souligne-t-il : la marge d’Ebitdaal d’Orange France a ainsi grimpé d’un point sur un an.
L’Afrique et le Moyen-Orient (AME) restent, sans conteste, l’atout croissance du groupe, alors que l’Ebitdaal y a grimpé de 12,8 % à l’issue du semestre. Il s’agit ainsi du dixième semestre consécutif de croissance à deux chiffres de l’indicateur dans la région. Sur le plan de l’activité, également, la progression est au rendez-vous. Le chiffre d’affaires d’Orange y a bondi de près de 13 % également, pour atteindre 4,14 milliards d’euros. Une hausse soutenue par le développement des services de détail, ayant profité de ses quatre grands moteurs de croissance, que sont la data mobile, le haut débit fixe, Orange Money et, en transverse, le B2B.
Exécution de la stratégie
En tout et pour tout, les revenus d’Orange ont légèrement progressé de 0,3 % sur un an, à 19,85 milliards d’euros. Ils ont profité de la croissance des services de détail (en hausse de 2,1 %) et d’une moindre baisse des services aux opérateurs (-4,4 %). Les ventes d’équipements ont quant à elle suivi les tendances de marché, remarque le groupe, en accusant un repli de 5,8 %.
Dans l’Hexagone, où l’opérateur a généré 8,56 milliards d’euros de chiffre d’affaires au premier semestre, les revenus s’affichent en baisse de 2,2 %. "En France, dans un marché peu dynamique, l’environnement concurrentiel reste globalement stable dans le segment haut débit et toujours concurrentiel dans le segment mobile bas de gamme. Dans ce contexte, nous continuons à mettre en œuvre notre stratégie commerciale efficace, fondée sur la segmentation du marché, la forte fidélité de nos clients et la valeur", a indiqué la dirigeante d’Orange. Si les services de détail sont restés stables, ceux aux opérateurs ont marqué le pas, comme prévu, à hauteur de 6,8 %. Les performances commerciales ont néanmoins répondu à l’appel, notamment au deuxième trimestre. Le groupe a enregistré 116 000 nouvelles ventes nettes mobiles, 29 000 en fixes haut débit et 15 000 sur les ventes convergentes. "Il s’agit de notre meilleur trimestre, en termes de total des ajouts nets, sur les dix derniers trimestres", a souligné Christel Heydemann.
Plusieurs nouvelles
Le chiffre d’affaires d’Orange en Europe n’a pas enregistré de variation, à 3,49 milliards d’euros, tandis que celui d’Orange Business a reculé de 5,4 %, à 1,84 milliard d’euros. Une baisse causée par le déclin des revenus du fixe seul et du mobile. En revanche, ceux d’Orange Cyberdéfense restent installés sur une trajectoire dynamique, à renfort d’une croissance du chiffre d’affaires de près de 6 %. D’autant qu’Orange Business a récemment dévoilé plusieurs autres nouvelles. Parmi elles : la création d’une direction dédiée à la défense et la sécurité, afin de mieux répondre aux besoins des ministères, des opérateurs et des industriels de ce secteur, ou encore le lancement d’un nouveau service destiné à protéger ses clients contre les cyberattaques quantiques.
Orange reste donc bien concentré sur ses perspectives de développement et de croissance. Par exemple, les CAPEX économiques (ou eCAPEX) d’Orange ont en effet progressé de 4,1 % au premier semestre, pour atteindre un peu plus de 3 milliards d’euros. Ils ont été particulièrement soutenus en Afrique et au Moyen-Orient (+ 14,8 %), dans le but d’y porter la croissance. Le taux de eCAPEX des activités télécoms, rapporté au chiffre d’affaires, reste néanmoins conforme à l’objectif annuel, à hauteur de 15,2 %. Le cash-flow organique des activités télécoms, qui a atteint 1,67 milliard d’euros à fin juin reste, lui aussi, en ligne avec les prévisions de 3,6 milliards d’euros ayant été établies sur l’ensemble de l’exercice, indique Orange. Il s’affiche même en hausse de 7,7 % sur un an au titre du premier semestre. De même, le ratio de dette nette sur Ebitdaal, tournant autour de 1,88 fois à fin juin, s’articule à l’objectif de le maintenir autour de deux fois à moyen terme. À noter qu’en raison d’une provision nette de 1,27 milliard d’euros, comptabilisée au premier semestre du fait d’un accord sur la gestion des emplois et des parcours professionnels en France (essentiellement relatif au dispositif temps partiel des séniors sur la période 2025-2028), Orange a enregistré une perte nette de 105 millions d’euros. Retranché de cet effet exceptionnel, le résultat net de l’ensemble consolidé a atteint 1,16 milliard d’euros.
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