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Bernard Fontana remanie (à son tour) sa gouvernance pour relever les défis du nouveau nucléaire et de l’hydroélectricité / Aller vite et bien, promet le nouveau patron d’EDF
À chaque patron d’EDF sa stratégie de gouvernance pour le nucléaire. Alors que Luc Rémont avait instauré, en avril 2024, une réorganisation des activités par métiers pour assurer la réussite des grands chantiers en cours - notamment la construction des EPR 2 - son successeur, Bernard Fontana, en poste depuis deux mois, n’a pas tardé à mettre en place sa méthode.
Une nouvelle gouvernance, voulue plus agile, plus resserrée, vient ainsi d’être annoncée. "Cette évolution vise à renforcer la performance industrielle du groupe au service de la relance du nucléaire et de l’hydroélectricité avec les objectifs suivants : clarifier les responsabilités, accélérer les prises de décisions, la vitesse d’exécution, et mobiliser pleinement les compétences du groupe EDF et de ses partenaires. Il s’agit de nous organiser pour mieux définir et tenir nos engagements, dans la durée, avec exigence et méthode", explique Bernard Fontana qui compte bien garder un œil sur tout.
Ainsi, l’Amiral, Major général des Armées, Jean Casablanca, actuel Inspecteur Général pour la Sûreté Nucléaire et la Radioprotection (IGSNR), sera chargé de proposer une organisation unifiée de la sûreté – nucléaire, hydraulique, sécurité et santé – directement rattachée à Bernard Fontana.
Par ailleurs, Xavier Gruz, qui vient de prendre la direction des programmes nucléaires, entre au comité exécutif en charge de la préfiguration de la maîtrise d’ouvrage du nouveau nucléaire. Lui aussi proposera une organisation de maîtrise d’ouvrage renforcée du nouveau nucléaire directement rattachée au président-directeur général. A ses côtés, Thierry Le Mouroux, directeur exécutif en charge des projets et de la construction - il avait été nommé à ce poste par Luc Rémont -, devra quant à lui proposer la mise en place d'une maîtrise d’œuvre centralisée du nouveau nucléaire, regroupant désormais les équipes d’Edvance et de la supply chain, actuellement intégrées à la direction ingénierie et supply chain, qui avait été créée par le prédécesseur de Bernard Fontana et confiée à Alain Tranzer. "Il s’agira de simplifier les interfaces, d’accélérer les prises de décisions, de renforcer une approche partenariale avec Arabelle Solutions, Framatome et les partenaires industriels de la supply chain, et ainsi de contribuer à l’accélération des programmes du nouveau nucléaire ", justifie l’entreprise.
A noter que d’autres évolutions sont prévues au sein du comité exécutif. Emmanuelle Verger, directrice d’EDF Hydro, y est promue. Elle y pilotera l’ensemble des activités hydrauliques. Par ailleurs, Nicolas Machtou, ancien conseiller de François Hollande à l’Elysée et directeur du programme nouveau nucléaire, prendra la tête du secrétariat général du groupe à compter du 1er septembre prochain, en remplacement de Brice Bohuon. Enfin, Caroline Chanavas, directrice des ressources humaines du groupe, laissera sa place à Elisabeth Terrail, DRH de Framatome, ancienne maison de Bernard Fontana.
Ce mardi, en marge de la visite d’Etat du président de la République, Emmanuel Macron, au Royaume-Uni, le groupe a en outre annoncé le principe d’un investissement dans le projet Sizewell C (deux réacteurs nucléaires, répliques des deux EPR du site d’Hinkley Point C) situé au Royaume-Uni pour un montant maximum de 1,1 milliard de livres sterling. Cet investissement serait réalisé au moment de la décision finale d’investissement par le projet une fois que la négociation des accords avec le gouvernement britannique et les investisseurs serait finalisée. Ce faisant, la participation d’EDF au capital de Sizewell C serait alors d’environ 12,5 %.
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