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Casinos de France se félicite de l’enquête « Dirty Payments » / L’occasion de renforcer les pouvoirs de l’ANJ pour sanctionner les pratiques illégales
Pendant que la France tergiverse, la Belgique agit. En novembre dernier, Laurent Saint-Martin, alors encore ministre du Budget et des Comptes publics du gouvernement Barnier, lançait une grande concertation sur l’ouverture des casinos en ligne. Une révolution dans le secteur des jeux que l’exécutif avait tenté de faire passer en force dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025, avant de se décider à consulter les acteurs du secteur qui n’avaient pas manqué (déjà) de faire savoir leur mécontentement.
Depuis ? Plus rien. La censure du gouvernement et la nomination de François Bayou le 13 décembre ont changé la liste des priorités. Les casinotiers doivent désormais regarder du côté de la Belgique où la justice vient d’ouvrir une enquête pour blanchiment sur une filiale locale de Worldline, à la suite des révélations du consortium de journalistes EIC, "Dirty Payments", concernant les fournisseurs de moyens (c’est-à-dire les prestataires de paiement, plateformes numériques et éditeurs de logiciels) facilitant les activités de casinos en ligne. Une instruction saluée par Casinos de France. "Alors que les établissements de jeux terrestres en France sont régis par un encadrement strict et une responsabilité sans faille, certains opérateurs étrangers, souvent installés dans des paradis fiscaux, s’appuient sur des intermédiaires pour contourner la loi et capter des parts de marché dans l’illégalité la plus totale. Les prestataires qui collaborent, directement ou indirectement, à ces pratiques doivent être sanctionnés à la hauteur des préjudices infligés à notre modèle", rappelle le syndicat présidé par Grégory Rabuel, également directeur général du groupe Barrière, insistant sur le fait que "ces agissements menacent non seulement l’équilibre économique de la filière, mais aussi la santé publique et les finances locales".
Pour mémoire, 203 casinos terrestres et 7 clubs de jeux à Paris génèrent chaque année 1,6 milliard d’euros de recettes fiscales et sociales en France, dont une part importante alimente directement les budgets communaux. "A l’inverse, le jeu en ligne illégal échappe à tout contrôle. Il favorise l’addiction, en particulier chez les plus jeunes, et expose les mineurs à des contenus dont l’accès leur est formellement interdit dans les établissements physiques. A l’heure où un joueur sur trois en ligne serait mineur en France, la nécessité d’une réponse ferme ne fait plus débat ", demande Casinos de France, appelant à donner plus de moyens à l’Autorité Nationale des Jeux afin de lui permettre d’agir plus efficacement contre les fraudes et le contournement des règles.
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