Macro-économie / Taux / or noir / pétrole / Iran
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L’or noir à nouveau à la merci de la géopolitique /
Une fin de semaine sous le signe de la volatilité
Une flambée des cours du pétrole qui ne ferait pas que des malheureux. Particulièrement parmi les pays de l’Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP) dont l’équilibre budgétaire de certains de ses membres est étroitement lié au prix du baril. À l’inverse, Donald Trump n'a pas versé dans l’éloge concernant les frappes israéliennes, préférant souligner à quel point il espérait encore "revenir à la table des négociations " sur la question du nucléaire iranien.
Il faut dire que sur le plan intérieur le prix à la pompe reste un indicateur auquel sont très largement sensibles les Américains. Sebastian Paris Horvitz, directeur de la recherche chez La Banque Postale Asset Management, considère pour l’heure que "les jours qui viennent nous diront à quels risques nous allons être confrontés, mais ils sont clairement négatifs pour l’économie mondiale".
Même constat chez Tamas Varga, analyste chez PVM Oil Associates lequel considérait ce matin que "maintenant que les prix du pétrole ont grimpé de 13 % à un moment donné et que le volume du Brent dépassait déjà 1 million de contrats à 6 heures du matin, heure de Londres, la question est de savoir ce qui va se passer ensuite. Il est impossible d’y répondre, seule une liste d’événements possibles peut être dressée ".
Champ des possibles
Parmi les différentes éventualités on en retrouve des plus pessimistes telles qu’une perturbation voies locales d’approvisionnement et de transport du pétrole, dont fait détroit d'Ormuz, par lequel transitent chaque jour 20 millions de barils de pétrole ou des plus optimistes tels que des pays arabes ou autres médiateurs occidentaux qui parviennent à calmer les tensions.
Jusqu’à récemment une dynamique baissière de l’or noir rassemblait un consensus de stratégistes et d’économistes, parmi lesquels Michala Marcussen, cheffe économiste du groupe Société Générale. Elle confie à WanSquare qu’il "faut faire attention avant d’interpréter une hausse soudaine comme celle de ce matin. Il va falloir attendre quelques jours pour y voir plus clair sur la dynamique des prix ".
Cascade
Une hausse des cours pérenne, bien qu’incertaine pour l’heure, pourrait faire l’affaire du cartel pétrolier. Une dynamique haussière des prix pourrait en effet permettre à celui-ci de résoudre le dilemme que nous exposait récemment Alexandre Hezez, stratégiste du groupe Richelieu, lorsqu’il arguait que l’enjeu pour le Cartel "serait de garder un consensus suffisant en son sein en ne pressurant pas trop les cours tout en poursuivant son objectif de regagner des parts de marché". L’OPEP ayant commencé ces derniers mois à augmenter le nombre de barils mis par ses soins sur le marché mondial, mettant fin à une politique de réduction volontaire de sa production.
Des prix plus importants dont une partie de ses membres ne pourraient bénéficier qu’à la condition express que le détroit d’Ormuz reste ouvert à la circulation maritime. D’autres scénarios pourraient quant à eux leur être bénéfiques qu’il s’agisse de sanctions américaines renforcées sur les exportations iraniennes d’or noir conjugué ou non à des destructions d’une partie des capacités de production dont dispose Téhéran.
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