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Macro-économie / Taux / IA / Intelligence artificielle / France / Pwc

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La France tire encore une fois son épingle du jeu sur l’IA / Elle se positionne en leader européen sur l’emploi

Des emplois liés à l’Intelligence artificielle (IA) pour le moins rémunérateurs. La deuxième édition du Baromètre mondial de l’emploi en IA 2025 publié par le cabinet de conseil et d’audit PwC constate que les postes requérant des compétences en IA dans le monde offrent une rémunération plus importante de près de 56 % en moyenne relativement à des emplois similaires sans exigence d’IA. Bonne nouvelle pour l’Hexagone où 166 000 offres d’emploi de ce type ont été publiées l’an passé, de quoi la placer comme le premier de cordée du Vieux continent sur la question.
Usage de l'IA. Photo by WLADIMIR BULGAR/SCIENCE PHOTO LI / WBU / Science Photo Library via AFP
Usage de l'IA. Photo by WLADIMIR BULGAR/SCIENCE PHOTO LI / WBU / Science Photo Library via AFP

On peut voir de l’IA partout sauf dans les statistiques de productivité. Le paradoxe de Solow pourrait bien avoir vécu en ce qui concerne cette déclinaison récente. Le milliard d’offres d’emploi passé au crible cette année par le cabinet de conseil et d’audit PwC, dans le cadre d’un baromètre dédié à la question de l’IA et de l’emploi, fait état d’une dynamique considérable ces dernières années que ce soit dans l’Hexagone ou sur la planète.

Il s’avère également qu’une hausse phénoménale de 273 % des offres d’emploi dans les métiers les plus exposés à l’IA en France s’est produite entre 2019 et 2024. Leur total est passé de 21 000 à 166 000 offres sur la période. Pourtant l’écart de rémunération a quant à lui attendu la fin de la période pour exploser, les 56 % n’étaient encore que 25 % en 2023. Un fait majeur semble expliquer cette hausse conséquente des salaires proposés : une productivité ayant explosé sur la période pour l’ensemble des secteurs faisant un usage intensif de l’IA.

 

Explosion

 

Il est indubitable que la productivité du travail s’est accrue dans les secteurs exposés à l’IA, il demeure difficile d’affirmer que c’est de son seul fait et pourtant dans certains d’entre eux tels les services financiers ou le développement logiciel elle est passée de 7 % à 27 %. Dans d’autres où son emploi est moins fréquent, comme l’extraction minière ou encore l’hôtellerie, la productivité associée serait passée de 10 % à 9 % sur la période.

Difficile pour autant de se reposer sur ses lauriers, Olivier Dupont, Associé Workforce chez PwC France et Maghreb, commentant l’étude en arguant que " les entreprises devront investir dans leurs stratégies d’IA et accompagner leurs salariés dans l’acquisition de nouvelles compétences au-delà même du diplôme." Les investissements initiaux pouvant vite être rendu caducs.

 

Réinventer

 

L’étude publiée étaye son propos arguant que rien que pour l’Hexagone il est question qu’entre "2018 et 2024, les métiers les plus exposés à l’IA ont connu une évolution des compétences 34 % plus marquée que ceux moins exposés (indice de 1,3 contre 1)". L’an passé confirme cette tendance au niveau agrégé et mondial avec des compétences recherchées évoluant 66 % plus vite dans les métiers les plus exposés à l’IA, contre 25 % l’an dernier. Olivier Dupont martelant que ce n’est "pas un simple enjeu de recrutement : même en payant le prix fort pour des talents IA, ces compétences peuvent rapidement devenir obsolètes sans des investissements pertinents dans la formation continue".

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