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La Mission French Tech dévoile la promotion 2025 du Next 40 et French Tech 120 / Certains lauréats sont devenus des habitués
La French Tech, aussi, a sa forme de "révision" du CAC 40 et du SBF 120. La Mission French Tech vient en effet de dévoiler les lauréats de la promotion 2025 du Next 40 et French Tech 120, son programme ayant pour but d’identifier et d’accompagner les 120 start-up françaises jugées les plus prometteuses. Elles ont réalisé, toutes ensemble, 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024. En moyenne, 35 % de leurs revenus sont réalisés hors de France.
Après modifications des critères d’entrée l’année dernière, les admissions sont délivrées selon deux volets. Pour entrer dans "l’indice phare", le Next 40, les entreprises se doivent d’avoir réalisé au moins 100 millions d’euros de chiffre d’affaires lors du dernier exercice et au moins 15 % de croissance annuelle sur trois ans (20 places) ou d’avoir signé les plus grands cumuls de levées de fonds effectuées entre janvier 2022 et avril 2025 (20 places). Les 80 places restantes sont attribuées selon les mêmes critères, mais à un échelon différent pour le seuil de revenus. Un tiers des lauréats sélectionné selon ce critère de chiffre d’affaires a d’ailleurs dépassé la barre des 100 millions d’euros de revenus annuels.
Onze nouvelles start-ups ont ainsi signé leur entrée dans le Next 40 cette année : Agryco (produits agricoles), Alice & Bob (quantique), Brevo (marketing), Club Funding (investissement), Descartes Underwriting (assurance), Flying Whales (dirigeables), Gojob (intérim), Homa (jeux vidéo), Le Hibou (plateforme pour les travailleurs en freelance), Worldia (tourisme) et Zeplug (recharge électrique).
L’on y retrouve également d’autres figures de l’écosystème technologique français, comme Pigment, Verkor, Electra, Payfit, Qonto… Certaines d’entre elles commencent d’ailleurs à être de vraies habituées du programme, à l’instar de Doctolib, Back Market, Blablacar, ou Alan. "Il est intéressant de voir qu’au fil des années, des leaders restent mais se transforment. Ce programme a été lancé il y a six ans : 11 lauréats étaient déjà présents sur des critères de levées de fonds et le sont aujourd’hui parce qu’ils réalisent les plus grands chiffres d’affaires. Ces entreprises ont réussi à lever des fonds, à innover et à transformer tout cela en succès commerciaux", se félicite-t-on à la Mission French Tech.
Des cycles différents
Des succès commerciaux qui s’illustrent par exemple chez Alan, qui a remporté d’importants appels d’offres au ministère de la Transition écologique et à Bercy, chez Contentsquare qui équipe plus de 2 000 entreprises dont de grands groupes français ou encore chez des lauréats plus récents. Mistral AI, par exemple, collabore avec CMA CGM, Orange, Iliad, Veolia ou encore BNP Paribas, pointe la mission gouvernementale. Des relations entre grands comptes et start-ups que la Mission French Tech souhaite mettre en avant, notamment pour assurer un soutien aux deeptechs, ces créatrices d’innovations de rupture représentant un quart des 120 entreprises sélectionnées. "L’accompagnement de l’État est d’autant plus pertinent que leurs cycles de commercialisation sont plus longs", observe-t-on à la Mission French Tech. En dehors de ces sociétés, 44 % des entreprises lauréates sont rentables.
En termes de répartition sectorielle, la greentech est le secteur le mieux représenté, avec 29 d’entre elles à opérer dans les nouvelles énergies, la mobilité verte ou encore l’économie circulaire. Les fintechs et assurtechs arrivent en seconde position, suivies par les start-ups du e-commerce. Vingt entreprises du programme sont par ailleurs à vocation industrielle, soit 17 %. Enfin, quelque 35 % des sociétés sont également positionnées sur la chaîne de valeur de l’intelligence artificielle. Soit en amont, soit dans l’applicatif, explique la Mission French Tech, à l’instar d’Aqemia ou Bioptimus dans la recherche médicale.
Quoi qu’il en soit, la quasi-intégralité d’entre elles (97 %) adopte l’IA pour ses activités. Des entreprises donc en pointe de la technologie, qui le sont en revanche moins sur le plan de la parité : seules deux femmes dirigeantes figurent au sein du Next 40. Eléonore Crespo, la co-fondatrice et directrice générale de la pépite de la planification financière Pigment a été rejoint par Elisa Muntean, dirigeante de ClubFunding.
Des entreprises qui profiteront en tout cas au moins pendant une année d’un accompagnement particulier : actions de visibilité en France et à l’international, notamment grâce à l’intégration dans des actions de diplomatie économique, contacts privilégiés avec les 60 "correspondants French Tech", appui et conseils par les ministères et administrations publiques, ou encore mise en relation avec les grands comptes publics et privés dans le cadre du programme "Je choisis la French Tech". "Le sujet numéro un est celui de la commercialisation, pas du financement", indique-t-on à la Mission French Tech.
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