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Entreprises / Actions / emeis / performances extra-financières / secteur du soin / Cliniques

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emeis / performances extra-financières / secteur du soin / Cliniques

Objectif stabilisation des effectifs pour emeis / Une attractivité à poursuivre pour faire face aux défis du secteur d’ici 2035

Si les performances financières d’emeis se sont montrées encourageantes l’année dernière, celles extra-financières le sont aussi. Avec un taux de satisfaction de ses clients en hausse et un taux de rotation de ses effectifs en baisse, le gestionnaire de maisons de retraite et de cliniques croit en ses capacités à poursuivre ces différentes dynamiques en 2025. Il faut dire aussi que le groupe n’a pas le choix s’il veut être au rendez-vous de l’évolution démographique de la population et de ses besoins en soin et en accompagnement d’ici les dix prochaines années. C'est un mur de recrutements qui attend tout le secteur. 
Laurent Guillot (emeis)
Laurent Guillot (emeis)

Il y a deux mois, emeis annonçait déjà avoir atteint un point d’inflexion l’année dernière. Grâce à un fort rebond amorcé au second semestre, le gestionnaire de maisons de retraite et de cliniques a terminé 2024 avec des taux d’occupation de ses établissements en hausse (à 85,8 %, + 2,7 points en moyenne sur un an), y compris en France (à 86,1 %, soit un gain de 0,7 point), et un chiffre d’affaires, en nette amélioration de 8,3 % par rapport à 2023, à 5,63 milliards d’euros.

 

Un début d’année encourageant

 

De quoi permettre au groupe de confirmer ses objectifs pour cette année, en anticipant un Ebitdar en hausse de 15 % à 18 % à périmètre constant par rapport à 2024, prolongeant et accentuant ainsi la dynamique d’amélioration de ces derniers trimestres. Il faut dire aussi que ce début 2025 est jugé encourageant par l’entreprise, le taux d’occupation moyen ayant déjà gagné près de 2 points, soit au-dessus des niveaux de début 2024.

Ce faisant, si rien ne change d’un point de vue financier, la présentation des résultats annuels de l’entreprise fut aussi l’occasion pour son directeur général, Laurent Guillot, de parler des performances extra-financières d’emeis.

 

Une note proche de la perfection

 

Et force est de constater que sur ce sujet aussi, la situation s’est améliorée l’année dernière. Si le taux de satisfaction des résidents progresse de près de 3 points sur un an, à 93 %, soit plus élevé qu’en 2022, emeis a fait l’objet de 125 contrôles de ces établissements par la Haute Autorité de Santé en France, avec une note moyenne de 3,89 sur 4, "une note proche de la perfection ", a souligné le directeur général.

Par ailleurs, les équipes soignantes se stabilisent. Le taux de rotation des effectifs est en légère baisse, à 28,35 % en 2024 contre 29,35 % un an plus tôt, tout comme l’absentéisme, qui ressort à 8,70 % contre 9,02 % en 2023. "Nos fondamentaux sur la responsabilité sociale de l’entreprise sont en progression. Cela conforte la continuité de la qualité des soins au bénéfice de nos patients. Ces éléments sont le socle indispensable pour renforcer l’attractivité de nos métiers et de nos établissements, améliorer notre taux d’occupation et in fine notre performance financière ", a-t-il insisté.

Pour mémoire, en février dernier, le groupe a lancé le programme social et solidaire "emeis & moi", dédié à l’accompagnement de ses salariés en difficulté dans la sphère privée, et destiné ainsi à fidéliser les effectifs.

 

Une mobilisation qui doit être collective

 

Car l’objectif d’emeis est bien la stabilisation de son personnel. "Nous ne sommes plus dans la même dynamique qu’en 2022, année au cours de laquelle nous avions un déficit de personnel, ce qui nous avait obligés à réinvestir dans le taux d’encadrement de nos établissements. Aujourd’hui, ceux-ci sont supérieurs à la moyenne des taux d’encadrement du marché. Si l’on recrute encore, c’est uniquement pour remplacer le personnel qui part, sans avoir de problèmes significatifs de pénurie ", a répondu à WanSquare Laurent Guillot.

Un enjeu majeur alors sur le plus long terme, les besoins du marché sont porteurs pour emeis. Compte tenu de la progression de la population âgée de plus de 75 ans qui va croitre de + 30 % d’ici 2035, pour représenter 14 % de la population, tandis que le déficit d’offres des maisons de retraite devrait atteindre quant à lui environ 550 000 lits d’ici 2030 – "Il n’y a aucun projet de construction significative en cours alors que c’est 800 000 lits dont nous aurons besoin en Europe d’ici 10 ans ", a précisé le directeur général, le groupe sait qu’il a une carte à jouer. Même constat pour la santé mentale, avec une offre qui aujourd’hui est d’ores et déjà insuffisante. "Le mur auquel le secteur a à faire face en termes de recrutements, à la fois en soin et en accompagnement, est tout à fait gigantesque. Ce sont 100 000 infirmiers qu’il faut recruter d’ici 10 ans pour l’ensemble du secteur. Il va donc falloir une mobilisation collective autour de trois points : la formation, initiale et continue. Nous avons des instituts de formation au sein du groupe, une activité clé en termes d’attractivité pour les recrutements. En 2024, nous avons ainsi dispensé plus de 5 500 formations diplômantes et qualifiantes pour continuer à faire progresser nos collaborateurs. Il faudra aussi devenir productif, ce qui passera nécessairement par la digitalisation de nos métiers. Un temps très important est consacré aujourd’hui à la traçabilité des soins. Une charge indispensable mais très bureaucrate qu’il nous faut simplifier pour consacrer plus de temps aux patients et aux résidents. Il faudra sans doute aussi faire venir des personnes qualifiées hors d’Europe pour être sûrs d’avoir les effectifs suffisants d’ici 2035 ", est convaincu Laurent Guillot.

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