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Banijay Entertainment se donne plus de flexibilité financière / Une gestion proactive du bilan pour favoriser la croissance externe
Banijay Entertainment engage 2025 sous le signe de l’optimisation financière. Le leader français de la production audiovisuelle, l’une des trois entités de Banijay Group aux côtés de Banijay Live (événements en direct) et Banijay Gaming (jeux et paris en ligne), a annoncé la signature d’un nouveau prêt à terme (Term Loan B, TLB) de 400 millions d’euros sur sept ans, ainsi que le refinancement de ses prêts à terme existants, en euros (555 millions) et en dollars (500 millions).
L’opération, qui combine donc à la fois un repricing et l’émission d’un nouvel emprunt, "nous a permis de gagner 50 points de base sur le coût de la dette. Nous avons réussi à optimiser nos financements tout en étendant la maturité, ce qui nous dérisque aussi sur les prochaines échéances", explique à WanSquare Sophie Kurinckx-Leclerc, directrice financière de Banijay Group. En particulier, le nouveau term-loan B de 400 millions d'euros, avec une maturité en 2032, a permis de rembourser la senior unsecured note arrivant à échéance en mars 2026.
Précisément, "nous avons réalisé une économie d'intérêts annuelle de plus de 7 millions d'euros" et "de plus, nous avons réduit le risque lié à notre liquidité de dette, puisque les prochaines échéances ne sont qu'en 2028", ajoute-t-elle. De fait, en étendant la maturité de sa dette jusqu'en 2032, Banijay se positionne pour faire face aux échéances futures avec une plus grande sérénité.
Cette optimisation du bilan ne se limite cependant pas à une simple manœuvre comptable ; elle pourrait faciliter la réalisation d'opérations de croissance externe si des opportunités se présentent. L’opération s’inscrit dans la stratégie financière de de-leveraging du groupe. "Nous sommes en train de tenir nos engagements, avec pour objectif de renforcer notre flexibilité", poursuit Sophie Kurinckx-Leclerc.
Comme c'est souvent le cas pour les groupes opérant dans le secteur des médias et de la production audiovisuelle, l'endettement fait partie de la stratégie de financement pour soutenir la croissance, les acquisitions et les investissements dans la production de contenu. En 2024, Banijay Entertainment a réalisé plusieurs acquisitions notables, telles que la société Procidis, spécialisée dans l'animation et le dessin animé, notamment connue pour détenir les droits de la série "Il était une fois". Le groupe a également réacquis les droits complets de la célèbre série "Peaky Blinders", consolidant ainsi son portefeuille de propriétés intellectuelles (IP).
En peaufinant la gestion du bilan, "cette démarche nous prépare à saisir des opportunités de croissance externe à l'avenir, qu’il s’agisse d’acquisitions transformantes ou d’autres initiatives stratégiques. À ce stade, rien de concret n’est prévu, mais nous travaillons sur le long terme", ajoute la responsable.
L'autre dossier de fond sur lequel Banijay Group travaille toujours en parallèle est la façon d’améliorer la liquidité de son titre en Bourse, compte tenu d'un flottant limité à 9%. "Sans être une question urgente, c’est quelque chose d’important, car ce manque de liquidité empêche notre cours de Bourse de refléter pleinement la valeur de notre entreprise", observe Sophie Kurinckx-Leclerc. Car si le groupe poursuit activement son développement, son cours de Bourse ne suit pas. Il a fait du surplace autour de 8,5 euros en 2024, toujours loin des 11 euros de l'introduction en Bourse en 2022.
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