WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

Entreprises / Actions / Vivendi / Telecom Italia

Entreprises / Actions
Vivendi / Telecom Italia

Vivendi subit un revers judiciaire dans la saga Telecom Italia / Le tribunal de Milan rejette le recours sur la vente du réseau fixe à KKR

Vivendi a essuyé un revers judiciaire avec le rejet par le tribunal de Milan de son recours contre la vente du réseau fixe de Telecom Italia (TIM). Le groupe français conteste cette décision et prévoit de faire appel, estimant toujours que la vente aurait dû être soumise à un vote des actionnaires.
Vivendi compte faire appel de la décision du tribunal de Milan sur la vente du réseau fixe de Telecom Italia (TIM) - Photo by Miguel MEDINA / AFP
Vivendi compte faire appel de la décision du tribunal de Milan sur la vente du réseau fixe de Telecom Italia (TIM) - Photo by Miguel MEDINA / AFP

Cela fera bientôt dix ans que Vivendi s’est aventuré en Italie. Le groupe, dont Arnaud de Puyfontaine présidait déjà le directoire, était devenu en 2015 l'actionnaire de référence du premier opérateur fixe et mobile de la péninsule. Si l’ambition, qui était alors d’accompagner Telecom Italia (TIM) sur le long terme, a été respectée, elle n’a cependant pas beaucoup porté ses fruits, se transformant peu à peu en un bourbier aux multiples rebondissements, y compris judiciaires.

Dernier épisode en date de ce long feuilleton, le tribunal de Milan vient de rejeter le recours intenté par le groupe contre la décision du conseil d’administration de TIM concernant la cession de son réseau fixe. Le tribunal a considéré la demande de Vivendi irrecevable, non pas sur le fond du dossier, mais "par défaut d’intérêt à agir", notamment car Vivendi n’aurait pas déclaré son intention de vote en cas de convocation d’une assemblée des actionnaires.

On se souvient qu’en novembre 2023, le conseil d’administration de Telecom Italia (dont Vivendi s’était mis en retrait plus tôt dans l’année après une série de discussions infructueuses avec Rome sur l’avenir de l’opérateur italien) avait accepté l’offre du fonds d’investissement américain KKR pour la reprise de Netco, la structure dans laquelle TIM a regroupé ses réseaux fixes. Une opération à laquelle le gouvernement italien de Giorgia Meloni, puis Bruxelles ont donné leur feu vert, et qui a finalement été bouclée le 1er juillet.

Le hic, c’est que cette décision, à laquelle Vivendi s'était farouchement opposé, n’a jamais été soumise à l’assemblée des actionnaires de Telecom Italia. L'angle d'attaque de Vivendi pour contester l'opération repose précisément sur ce point, soutenu par la doctrine affirmant que la modification de l’objet social de la société, entraînée par la vente du réseau fixe, nécessitait une modification préalable des statuts de Telecom Italia.

Une position sur laquelle le groupe français n’a pas l’intention de revenir malgré le rejet de sa requête pour des raisons procédurales par le tribunal de Milan. Vivendi "continue de considérer que la cession du réseau de TIM aurait dû faire l’objet d’un vote en assemblée générale des actionnaires car il s’agit d’un actif essentiel dont la cession change l’objet social de TIM ", a annoncé mardi Vivendi, qui entend bien faire appel de cette décision.

Il est vrai que ses 23,75% dans TIM en font toujours le premier actionnaire de l’opérateur historique italien, et l’un des principaux actifs du portefeuille de participation du nouveau Vivendi post scission. Tandis Canal+, Havas, Louis Hachette Group volent désormais de leurs propres ailes, Vivendi est devenu une holding détenant les participations actuellement détenues non rattachées aux autres entités. Outre les près de 24% dans TIM, Vivendi détient ainsi 9,94% d'UMG, 19,2% de Banijay, 19,8% de MFE (ex Mediaset), 4,73% de Lagardère et 11,9% de Prisa. Sans oublier les 100% du capital de l’éditeur de jeux vidéo Gameloft.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article