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L’investissement industriel mondial en déclin / D’importantes disparités régionales se font jour
L’investissement industriel connaît quelques difficultés au plan mondial. D’après le baromètre réalisé par Trendeo, l’Institut de la réindustrialisation et McKinsey, il s’est affiché en décrue de 26 % en valeur et de 3 % en volume. Ils demeurent supérieurs à un niveau supérieur aux étiages pré-COVID, rapporte l’étude qui se focalise sur les projets d’investissement de plus de 30 millions de dollars ou ceux amenés à créer plus de 50 emplois. À noter que, deuxièmes contributeurs à l’investissement industriel, derrière les projets dans le secteur manufacturier, ceux réalisés dans l’énergie chutent de 13 % en valeur et de 18 % en volume.
"Au-delà de ces chiffres consolidés, des disparités régionales subsistent : l’Asie et l’Afrique voient leurs investissements baisser, l’Europe connaît une relative stabilité, tandis que le continent américain affiche des investissements industriels en croissance", indique le baromètre.
En outre, le continent américain est en passe de devancer l’Asie, avec 36 % des montants d’investissements captés en 2024 (28 % en 2023), contre 41 % pour l’Asie (54 % en 2023). Les États-Unis deviennent la première destination en matière d’Investissements directs à l’étranger (IDE) en montant investi, devant l’Union européenne. Les IDE y dépassent pour la première fois les investissements domestiques, tant en nombre d’investissements qu’en montants investis. Les pays européens sont les premiers investisseurs aux États-Unis. "Les groupes européens, en particulier, contribuent fortement à la croissance de l’investissement dans la zone Amérique", relève David Cousquer, CEO et fondateur de Trendeo.
La part de l’Union européenne s’élève, elle, à 12 % en 2024 (contre 10 % en 2023), un niveau historique. "Il est intéressant de constater que le continent capte néanmoins 17 % des investissements annoncés pour 2024 dans les giga factories, dont plus de la moitié provienne d’investisseurs étrangers situés en dehors de la zone. Sur les 171 projets de giga factories annoncés depuis 2016, l’Allemagne en a capté 37 (22 %), la France 19, la Hongrie 11 et la Finlande et l’Espagne chacune 10", indique le baromètre.
Les Vingt-Sept progressent mais auraient besoin "d’un recentrage de ses groupes pour remonter significativement. L’Europe a pourtant des positions significatives en matière de R & D notamment, ou de qualité de ses projets, qui constituent des atouts pour se repositionner18", juge David Cousquer.
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