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Lazard engrange grâce à la vigueur des M&A
Si Lazard est un baromètre de l’état du marché des fusions-acquisitions, ce dernier semble au beau fixe. La firme de conseil financier et de gestion d’actifs a ainsi publié un résultat net en hausse de 48% au premier trimestre, à 160 millions de dollars. « Nos résultats record pour le trimestre reflètent une belle performance sur l’ensemble de notre franchise mondiale », a déclaré le CEO, Ken Jacobs. Le groupe a dégagé des revenus en progression de 16% à 724 millions de dollars, porté par ses deux jambes : le conseil financier (+ 16%) génère 389 millions de dollars et la gestion d’actifs, toujours dynamique (+18%) pointe à 330 millions de dollars. Dans un contexte où les maisons de gestion sont de plus en plus concurrencées par la gestion passive, Lazard continue d’engranger des flux nets de capitaux, et gère désormais 256 milliards de dollars, soit 50 milliards de plus qu’il y a un an.
C’est encore et toujours le conseil M&A, le cœur de métier historique du groupe, qui porte les résultats grâce à un premier trimestre historique. Plus que jamais, les corporates sont confiants sur le retour de la croissance mondiale et mettent à profit les capitaux obtenus des coupes fiscales mises en œuvre aux Etats-Unis. Mais l’Europe, sous la houlette de Matthieu Pigasse, est aussi très active et en particulier les corporates français, puisque ce trimestre a vu la finalisation de la fusion Safran-Zodiac, de l’acquisition de Bioverativ par Sanofi pour 11,6 milliards de dollars, ou encore le rapprochement des activités de logiciels de Schneider Eletric et d’Aveva pour plus de 3 milliards de livres.
Lazard s’est une fois de plus distingué dans les league tables lors du premier trimestre, où les fusions-acquisitions ont connu un début d’année record, à 1.100 milliards de dollars. Un début d’année où les boutiques ont à nouveau prouvé leur place incontestable au cœur des plus gros deals. Lazard a ainsi pris la deuxième place des league tables en France, avec pas moins de 19 deals conseillés en ce début d’année, malgré un trimestre stable (+1,5%) dans l’Hexagone, certes par rapport à un comparable très élevé il y a un an.
Car l’environnement est toujours aussi porteur pour les corporates, dans des marchés toujours orientés dans le vert, malgré des niveaux de valorisation et des multiples historiques. Les investisseurs ont certes tremblé en février, lorsqu’un rebond des salaires a suscité l’inquiétude sur le rythme de resserrement monétaire de la Fed. Mais Jerome Powell est déterminé à ne pas brusquer les esprits et, comme Janet Yellen, se montre très accommodant. De quoi laisser les taux d’emprunt à des niveaux très raisonnables, ce qui devrait inciter les entreprises à saisir leur chance et les opportunités de croissance externe, avant que les robinets ne se ferment, ou en tout cas deviennent plus coûteux.
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