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Marc Lefèvre : retour à ses premières amours

L'ancien patron du listing Europe d'Euronext est arrivé chez EY où il entend toujours promouvoir la Bourse auprès de jeunes et belles entreprises. Il va jouer à fond la carte de la désintermédiation. 
Marc Lefèvre
Marc Lefèvre

Marc Lefèvre, parti en juillet dernier d'Euronext ne change pas vraiment d'univers. Il vient, en effet, de rejoindre EY et plus particulièrement le département "Transaction Advisory Services", TAS, aux côtés de René Ricol qui s'est récemment marié avec le géant de l'audit mondial. Marc Lefèvre arrive en tant qu'associé. Il entend bien capitaliser sur ce qu'il connaît sur le bout des doigts : l'accompagnement des entreprises, en amont de leurs mutations, sur l'ensemble des sujets stratégiques et financiers. Et parmi ceux-ci, l'introduction en Bourse comme étape décisive en vue de booster le développement des sociétés. Celui qui a participé à la réforme de la cote avec Martine Charbonnier lorsqu'elle était encore chez Euronext et au programme européen du trading va dorénavant se concentrer sur le conseil auprès des ETI afin de les suivre dans leurs différents projets d'expansion. "Un challenge qui me ravit et s'inscrit dans une dynamique de conquête commerciale", soutient Marc Lefèvre.

Diplômé de l'Edhec et de l'Insead, cet amoureux d'art lyrique de 46 ans est un spécialiste du financement des entreprises et du conseil en organisation stratégique. Il a commencé sa carrière à la Société Générale avant d'intégrer Atos Consulting où il restera 10 ans. En 2006, il rejoint Euronext comme directeur des activités de vente européennes et du trading. Il devait un moment partir s'installer au Qatar pour développer ce business, mais il a finalement été retenu à Paris pour s'occuper des relations avec les émetteurs avant de prendre la direction du département listing Europe pour Euronext. Il participe alors à la création d'Enternext, filiale chargée de reconstituer l'écosystème boursier en province. Challenge pas vraiment évident compte tenu de l'ultra centralisation des marchés boursiers et du manque de relais locaux. Il a ainsi accompagné plus de 400 IPO et autres opérations.

Il compte justement sur la puissance du réseau d'EY, très bien implanté auprès de toutes les entreprises qu'il audite et certifie, pour convaincre bon nombre d'entre elles de jouer à fond la carte de la désintermédiation, laquelle a effectivement le vent en poupe ces dernières années. Il faudra toutefois qu'il relance un marché des IPO qui s'est sensiblement glacé en 2016. "2017 devrait être un bien meilleur millésime pour ces opérations. Les patrons d'ETI ont bien conscience que c'est une formidable opportunité pour eux si l'opération est bien menée", lance Marc Lefèvre. Les dernières tentatives ne se sont, certes, pas toutes bien passées : marchés erratiques, prix trop élevé, secteur qui ne fait pas rêver les investisseurs, de multiples raisons ont motivé ce désamour. Pour autant, les experts sont tous d'accord sur un point : il existe de très nombreuses et très belles petites et moyennes entreprises qui n'ont pas besoin de grand-chose pour confirmer leurs ambitions, hormis un coup de pouce financier qu'une nouvelle race d'investisseurs (hormis les banques) est aujourd'hui prête à donner.

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