Professions financières / Corporate finance
Professions financières
Corporate finance
CVC proche d'un closing à 7 milliards d'euros
EXCLUSIF.
Alors qu'Apax Partners a mis plus d'un an à lever 5,8 milliards d'euros, son homologue va boucler son premier closing en six mois. Il a su attirer des LPs plus sélectifs, juste avant la mise en oeuvre d'AIFM.
"Comparaison n'est pas raison", certes, mais lorsque deux fonds de private equity européens en levée bouclent leur closing au même moment, la différence de fortune frappe l'esprit. La semaine dernière, c'était Apax Partners qui annonçait une première collecte de 5,8 milliards d'euros, après quinze mois de levée, soit presque la moitié des 11,2 milliards qu'il avait amassés en 2007, pendant l'âge d'or du métier. A contrario, le processus semble beaucoup moins pénible pour CVC Capital Patners qui serait sur le point de boucler un premier closing à 7 milliards d'euros après seulement six mois de roadshows, et qui surtout pourrait relever son objectif à 11 milliards, contre 9 milliards précédemment.
Ces deux exemples montrent bien les divergences de fortunes entre acteurs du private equity européen dans leurs appels aux investisseurs. Si la classe d'actifs était auparavant dominée par les Big Five (Apax, CVC, BC Partners, Cinven et Permira), la crise financière n'a pas eu les mêmes répercussions sur eux. BC Partners a réussi à lever 6,5 milliards d'euros début 2012, et Cinven 5 milliards en mars dernier, mais Permira a été bien plus en difficultés dans la mesure où il n'a collecté que 2,2 milliards d'euros en 18 mois, et a reporté l'échéance d'un nouveau closing, ce qui semble compromettre l'atteinte de son objectif final de 5 milliards d'euros.
Quelle est la raison de cette différence de traitement? Quelques casseroles bien sûr, comme les 600 millions de livres qu'Apax a perdus de son investissement dans le fournisseur de matériel médical britannique Marken, ou encore les problèmes de dette rencontrés par Freescale Semiconductor, deal géant de 17,6 milliards de dollars signé aux Etats-Unis.
CVC a de son côté accumulé les succès, et va introduire Formula One en Bourse cette année, qui devrait lui rapporter sept fois sa mise. Son dernier fonds de 2008 affichait un TRI annuel de 8,8% après frais, une très belle performance pour un millésime de creux de cycle. Par ailleurs, le fonds s'est diversifié dans le crédit avec CVC Credit Partners, qui a fait grimper ses encours sous gestion à 8,5 milliards de dollars.
Au final, tout s'est donc passé de la meilleure manière pour CVC Capital Partners, qui a réussi à mobiliser rapidement les Limited Partners, notamment avec des réductions de frais pour les premiers entrants. Si bien qu'en bouclant un premier closing fin juin, il échappera à l'entrée en vigueur de la directive AIFM dans l'UE le 22 juillet, qui limite la possibilité pour les fonds non européens d'aller à la rencontre d'investisseurs situés dans l'union.
© Copyright WanSquare
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite
Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article
À lire aussi

