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France : le climat des affaires s'améliore plus vite que prévu

L’année 2016 se termine en beauté chez les chefs d’entreprises. Selon l’INSEE, le climat des affaires de décembre dépasse sa moyenne de long terme et pointe à son plus haut niveau depuis la fin 2010. De bon augure pour 2017.
Fnac - magasin
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“Après avoir été quasi stable depuis août 2015, égal ou légèrement au-dessus de sa moyenne de long terme (100), le climat des affaires s'améliore nettement en décembre 2016”, annonce une note de conjoncture de l’INSEE. Concrètement, son indicateur est évalué à 105 contre 102 en octobre et en novembre derniers. Cette évolution qui peut surprendre, confirme en fait un retournement pointé il y a un mois. En effet, l’indicateur de retournement établi par l’INSEE était passé de +0,2% en octobre à +1% en novembre. Là, en décembre, il se stabilise à 0,9%. Pour l’institut de statistiques, “l'indicateur de retournement pour l'ensemble de l'économie reste dans la zone indiquant un climat conjoncturel favorable.”

Depuis 1994, le climat des affaires en France n’a atteint ces niveaux qu’à huit reprises. La dernière fois, c’était fin 2010 pour rejoindre ensuite 110 points au début de l’année 2011 avant de descendre vers la zone des 90 au milieu de 2012. Ce n’est qu’au début de 2015 que le climat des affaires a commencé à s'améliorer pour rejoindre sa moyenne de long terme. La tendance actuelle s’annonce de bon augure pour 2017 car dans le détail l’amélioration du climat des affaires se confirme dans beaucoup de secteurs économiques.

Ainsi, le commerce de détails affiche l’indicateur le plus élevé, à 107, “retrouvant son plus haut niveau depuis mars 2008”, rappelle l’INSEE. Il faut aussi signaler que les chefs d’entreprises expriment une amélioration de leurs business au-dessus de la moyenne de long terme depuis mai 2015. Pourtant, en décembre, “le solde d'opinion de chefs d’entreprises déclarant une hausse de leur activité passée est désormais au-dessus de son niveau moyen”, constate l’institut. Autre élément important : les intentions de commandes augmentent et “les commerçants sont un peu plus nombreux à prévoir d'augmenter leurs prix”, rapporte également la note de conjoncture. Mais les intentions d’embauches restent négatives même si l’indicateur passe de -4 à -2 entre novembre et décembre.

Là où les affaires semblent nettement s’améliorer ce sont dans les services et l’industrie. Pour le premier secteur, l’INSEE remarque que “l'opinion des chefs d'entreprise sur l'ensemble de leur secteur, s'améliore nettement, et se situe bien au-dessus de son niveau moyen de long terme ” à 106. Exemple : le transport routier de marchandises. “À 108, le climat des affaires se situe solidement au-dessus de sa moyenne de long terme. Les soldes sur l'activité et la demande prévues, ainsi que sur les effectifs, passés et prévus, augmentent nettement.” Une parfaite illustration que le secteur de l’industrie est “déjà supérieur à sa moyenne de long terme (100) depuis avril 2015, le climat des affaires gagne 4 points et atteint 106, son plus haut niveau depuis août 2011, développe l’INSEE. Les industriels sont aussi nombreux qu'en novembre à juger que leurs stocks de produits finis sont inférieurs à la normale.” L’agroalimentaire est particulièrement bien orientée avec un recul des stocks finis et une hausse des carnets de commande. D’ailleurs, les niveaux actuels de confiance n’avaient pas été atteints depuis janvier 2011.

Seul bémol : le bâtiment. Alors que la Fédération française du bâtiment annonçait la semaine dernière un rebond d’activité pour le secteur, les chefs d’entreprises déclarent voir, ou prévoir, une réduction de leurs activités en décembre et dans les prochaines semaines. Un jugement qui s’appuie sur une baisse des carnets de commandes. A ce jour, ces derniers leur assurent 6,8 mois de travail. Pourtant, c’est le même niveau qu’en novembre dernier et 1,4 point au-dessus de la moyenne à long terme. Est-ce à dire qu’il y un excès de pessimisme ? A suivre

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